Les bactéries intestinales en tant que productrices de neurotransmetteurs : façonnant la chimie du cerveau

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    Bactéries intestinales et microbiome : Démêler les petits architectes de la santé

    Les bactéries intestinales en tant que productrices de neurotransmetteurs : un aperçu

    Les bactéries intestinales émergent comme des acteurs centraux dans la régulation de la chimie cérébrale. Le concept selon lequel les microbes commensaux du tractus gastro-intestinal peuvent synthétiser, moduler et influencer la biodisponibilité des neurotransmetteurs clés reconfigure notre compréhension de l’axe microbiote-intestin-cerveau. Cette section offre une introduction claire sur la manière dont les microbes intestinaux contribuent à la signalisation neuronale et pourquoi cette relation est importante pour la santé cérébrale, le comportement et les maladies.

    Qu’est-ce que l’axe microbiote-intestin-cerveau ?

    L’axe microbiote-intestin-cerveau désigne le réseau complexe et bidirectionnel de communication reliant le microbiote intestinal, le tractus gastro-intestinal, le système immunitaire et le système nerveux central. La communication s’effectue par plusieurs voies complémentaires : la production microbienne directe de petites molécules, la modulation des voies métaboliques hôtes (notamment le métabolisme du tryptophane), l’activation du nerf vague, la signalisation médiée par le système immunitaire, et la régulation microbienne de l’intégrité de la barrière intestinale. Ensemble, ces voies permettent aux bactéries intestinales de façonner la chimie cérébrale et d’influencer le comportement.

    Pourquoi considérer les bactéries intestinales comme des productrices de neurotransmetteurs ?

    Traditionnellement, on pensait que les neurotransmetteurs étaient synthétisés principalement au sein des neurones ou des cellules endocrines périphériques. Cependant, les recherches montrent que de nombreuses bactéries intestinales produisent des molécules chimiquement identiques ou très proches des neurotransmetteurs, telles que la sérotonine, le GABA et la dopamine. Ces composés d’origine microbienne peuvent agir localement sur le système nerveux entérique, moduler les cellules immunitaires, interagir avec les cellules entéroendocrines ou affecter indirectement la neurotransmission du système nerveux central en modifiant la disponibilité des précurseurs ou les voies de signalisation. Reconnaître les microbes intestinaux comme producteurs fonctionnels étend notre vision de l’origine et de la régulation des neurotransmetteurs.

    Concepts et termes clés

    Contexte historique et preuves scientifiques

    L’intérêt pour la connexion intestin-cerveau remonte à plusieurs siècles, mais la science moderne du microbiome a apporté des preuves concrètes de la contribution microbienne à la neurochimie. Des expériences sur des animaux sans germes ont montré que l’absence de microbes modifie le développement cérébral, l’expression des récepteurs de neurotransmetteurs et le comportement lié au stress. Des études ultérieures ont démontré que la colonisation avec certaines souches bactériennes pouvait restaurer ou modifier les phénotypes liés aux neurotransmetteurs. Des études humaines observationnelles et interventionnelles ont lié la composition du microbiome à des résultats psychiatriques, à la performance cognitive et à des troubles neurodéveloppementaux, confirmant la pertinence translationnelle de la production microbienne de neurotransmetteurs.

    Comment ce sujet se rapporte au référencement et à l’intention du lecteur

    Pour les lecteurs recherchant des informations pertinentes et autoritaires, des termes comme bactéries intestinales, neurotransmetteurs, chimie cérébrale, axe microbiote-intestin-cerveau et psychobiotiques sont très importants. Un contenu qui explique les mécanismes, met en avant des espèces microbiennes spécifiques et leurs produits, et explore les implications cliniques satisfera à la fois l’intention académique et celle orientée santé. Cet article est optimisé pour intégrer ces mots-clés tout en fournissant des informations fondées sur des preuves et pertinentes au plan pratique.

    Structure de cette série

    Le contenu qui suit est organisé en sections ciblées. Nous commençons par explorer les mécanismes fondamentaux par lesquels les microbes produisent et influencent les neurotransmetteurs. Ensuite, nous détaillons les neurotransmetteurs principaux produits ou modulés par les bactéries intestinales. Puis, nous examinons les implications pour la santé mentale, la cognition et les maladies neurologiques. Enfin, nous discutons des opportunités thérapeutiques — incluant probiotiques, prébiotiques et alimentation — et nous esquissons les directions futures de la recherche. Chaque section vise à être actionnable, scientifiquement solide et optimisée pour le référencement.

    Résumé

    En somme, considérer les bactéries intestinales comme des productrices de neurotransmetteurs transforme notre compréhension de la manière dont la chimie cérébrale est façonnée au-delà du système nerveux central. En produisant des neurotransmetteurs, en modifiant les pools de précurseurs, et en engageant les voies nerveuses et immunitaires, les microbes intestinaux apparaissent comme des partenaires influents dans le maintien de la santé mentale et la modulation du risque de maladie. La partie suivante explorera en détail les mécanismes spécifiques par lesquels les microbes synthétisent et influencent les voies des neurotransmetteurs.

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    Mécanismes : Comment les microbes intestinaux produisent et influencent les neurotransmetteurs

    Comprendre les mécanismes par lesquels les bactéries intestinales agissent en tant que producteurs de neurotransmetteurs est essentiel pour relier la composition du microbiote à la chimie cérébrale et au comportement. Plusieurs processus, souvent imbriqués, permettent aux microbes de synthétiser des neurotransmetteurs ou de moduler leur disponibilité et leur action. Cette section décompose les principaux mécanismes en éléments digestes, illustrant à la fois des voies directes et indirectes de l’influence microbienne.

    Synthèse microbienne directe de neurotransmetteurs

    De nombreux microbes intestinaux possèdent des voies enzymatiques pour produire des molécules identiques ou analogues aux neurotransmetteurs humains. Exemples :

    La synthèse directe permet aux microbes de créer des composés biologiquement actifs qui affectent les récepteurs locaux dans l’intestin, modulent les neurones entériques ou influencent la signalisation entéroendocrine. Bien que tous les neurotransmetteurs produits par les microbes ne franchissent pas la barrière hémato-encéphalique (BHE), leurs effets locaux peuvent avoir des conséquences systémiques en aval.

    Conversion métabolique et modulation des précurseurs

    Les bactéries intestinales influencent profondément la disponibilité des précurseurs des neurotransmetteurs. Deux exemples critiques :

    En décalant la disponibilité des précurseurs, les microbes régulent indirectement la quantité de neurotransmetteurs que l’hôte peut synthétiser tant au niveau central que périphérique.

    Acides gras à chaîne courte et régulation épigénétique

    La fermentation microbienne des fibres alimentaires produit des acides gras à chaîne courte (AGCC) tels que l’acétate, le propionate et le butyrate. Les AGCC peuvent moduler la chimie cérébrale en :

    Cette modulation épigénétique et de la signalisation relie directement la production métabolique microbienne à la fonction neurale et à la plasticité.

    Signalisation vagale et interactions avec le système nerveux entérique

    Le nerf vague sert d’autoroute de communication rapide entre l’intestin et le cerveau. Les produits et métabolites microbiens peuvent stimuler les fibres afférentes vagales par des mécanismes tels que :

    L’activation vagale peut modifier la libération centrale des neurotransmetteurs, les circuits du stress et le comportement émotionnel. La vagotomie expérimentale atténue certaines influences microbiennes sur le cerveau, soulignant le nerf vague comme une voie clé.

    Voies immunitaires médiées et signalisation des cytokines

    Les microbes intestinaux façonnent le tonus immunitaire systémique et central. La dysbiose peut induire la production de cytokines pro-inflammatoires, qui à leur tour affectent les systèmes de neurotransmetteurs en :

    Ainsi, la signalisation immunitaire relie la composition microbienne à l’équilibre des neurotransmetteurs centraux et au risque neuroinflammatoire.

    Intégrité de la barrière intestinale et exposition systémique

    La dysfonction de la barrière intestinale, ou "hyperperméabilité intestinale", augmente l’exposition systémique aux métabolites microbiens et aux molécules inflammatoires. Des niveaux périphériques élevés d’endotoxines et de métabolites microbiens peuvent affecter la neurotransmission centrale en favorisant la neuroinflammation, en modifiant la perméabilité de la BHE et en changeant la régulation des récepteurs aux neurotransmetteurs. Maintenir l’intégrité de la barrière est donc un médiateur critique de l’influence des bactéries intestinales sur la chimie cérébrale.

    Intégration : effets multimodaux et dépendants du contexte

    Il est important de noter que les influences microbiennes sur les neurotransmetteurs sont souvent multimodales et dépendantes du contexte. Le même composé d’origine microbienne peut avoir des effets bénéfiques à des niveaux physiologiques mais devenir perturbateur quand les concentrations changent, quand l’état immunitaire de l’hôte est modifié ou lorsque la fonction de la BHE est compromise. Ces nuances soulignent pourquoi la variabilité individuelle de la composition du microbiome, de l’alimentation, de la génétique et de l’environnement façonne fortement l’impact net sur la chimie cérébrale.

    La section suivante cataloguera les neurotransmetteurs spécifiques produits ou modulés par les bactéries intestinales et expliquera leurs rôles connus dans la fonction cérébrale et le comportement.

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    Bactéries intestinales et microbiome : Démêler les petits architectes de la santé

    Principaux neurotransmetteurs produits par les bactéries intestinales

    Les microbes intestinaux produisent une variété de composés neuroactifs qui peuvent influencer le système nerveux entérique et, indirectement ou directement, le système nerveux central. Cette section offre un examen approfondi des principaux neurotransmetteurs associés aux bactéries intestinales, en discutant des sources microbiennes, des voies métaboliques et des implications fonctionnelles pour la chimie cérébrale.

    Sérotonine : modulation microbienne d’un régulateur majeur de l’humeur

    La sérotonine (5-HT) est un neurotransmetteur crucial impliqué dans l’humeur, l’appétit, le sommeil et la motilité intestinale. Bien que la majorité de la sérotonine soit produite dans l’intestin par les cellules entérochromaffines, les microbes intestinaux influencent à la fois la production locale de sérotonine et le tonus sérotoninergique central par plusieurs mécanismes :

    Les modifications des communautés microbiennes qui altèrent le métabolisme du tryptophane ont été associées à des troubles de l’humeur et à des réponses au stress modifiées, soulignant l’importance centrale des interactions microbiennes-sérotoninergiques dans la chimie cérébrale.

    GABA : sources microbiennes du principal neurotransmetteur inhibiteur

    L’acide gamma-aminobutyrique (GABA) est le principal neurotransmetteur inhibiteur dans le cerveau, essentiel à la régulation de l’anxiété, du sommeil et à la stabilité des réseaux neuronaux. Plusieurs bactéries intestinales produisent directement du GABA :

    Des études d’intervention chez l’animal indiquent que la supplémentation en souches productrices de GABA peut réduire les comportements liés à l’anxiété et au stress, suggérant un potentiel thérapeutique pour moduler le ton inhibiteur via le microbiome.

    Dopamine et autres catécholamines : implication microbienne

    La dopamine joue un rôle dans la récompense, la motivation, le contrôle moteur et la cognition. Bien que le cerveau synthétise la plupart de la dopamine centrale, les microbes peuvent influencer les systèmes dopaminergiques par :

    Bien que la dopamine d’origine microbienne ne traverse pas directement le cerveau en grande quantité, la dopamine périphérique module la motilité intestinale et le comportement des cellules immunitaires, pouvant influencer indirectement les voies de récompense centrales via des voies vagales et endocriniennes.

    Acétylcholine et modulation cholinergique

    Certaines bactéries intestinales produisent des métabolites qui influencent la signalisation cholinergique, notamment la modulation de la libération d’acétylcholine par les cellules entéroendocrines et les neurones cholinergiques du système nerveux entérique. Bien que la synthèse microbienne directe d’acétylcholine soit moins caractérisée, la modulation microbienne du ton cholinergique affecte la motilité intestinale, l’inflammation (via la voie cholinergique anti-inflammatoire) et la signalisation vagale, qui ont tous des conséquences en aval sur la fonction cérébrale.

    Histamine, noradrénaline et autres amines neuroactives

    D’autres composés neurochimique produits par les microbes incluent l’histamine, la noradrénaline (norépinéphrine) et les amines traces. L’histamine produite par certaines espèces bactériennes peut influencer les réponses immunitaires intestinales et l’excitabilité neuronale. Certains microbes peuvent produire de la tyramine et de la phényléthylamine, des amines traces qui modulent les systèmes monoaminergiques. Ces amines neuroactives peuvent affecter la signalisation des récepteurs locaux et l’activation immunitaire, façonnant indirectement la neurotransmission centrale.

    Métabolites kynuréniques et dérivés indoliques

    Un moyen crucial par lequel les microbes affectent la chimie cérébrale est la production de métabolites dérivés du tryptophane via les voies kynurénique et indolique. Les métabolites kynuréniques tels que l’acide quinolinique et l’acide kynurénique possèdent des propriétés neuroactives distinctes — certains sont neurotoxiques et excitotoxiques, tandis que d’autres sont neuroprotecteurs et modulent les récepteurs glutamatergiques. Les dérivés indoliques produits par les bactéries intestinales se lient au récepteur aryl hydrocarbon (AhR) et modulant l’immunité muqueuse, la fonction de barrière, et indirectement, l’inflammation cérébrale et les systèmes de neurotransmission.

    Acides gras à chaîne courte en tant que neuromodulateurs

    Les AGCC produits par la fermentation microbienne (butyrate, propionate, acétate) agissent comme molécules de signalisation qui influencent la synthèse de neurotransmetteurs, la neuroinflammation et la régulation épigénétique de l’expression des gènes neuronaux. Le butyrate, par exemple, a démontré sa capacité à moduler l’acétylation des histones, pouvant altérer l’expression des gènes impliqués dans la production de neurotransmetteurs et la plasticité synaptique.

    Résumé : un portefeuille de neurochimie microbienne

    Les bactéries intestinales contribuent à une diversité de composés neuroactifs. Que ce soit par la synthèse directe de neurotransmetteurs, la modulation des réserves de précurseurs, la production de métabolites neuroactifs, ou l’influence sur la signalisation immunitaire et neuronale, les microbes participent à façonner le milieu chimique qui régule la fonction cérébrale. La section suivante explorera comment ces activités microbiennes se traduisent en implications pour la santé mentale, la fonction cognitive et les maladies neurologiques.

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    Implications pour la chimie cérébrale et la santé mentale

    La capacité des microbes intestinaux à produire et moduler des neurotransmetteurs a des implications majeures pour la chimie du cerveau, la santé mentale, les fonctions cognitives et les maladies neurologiques. Cette section synthétise les preuves actuelles reliant l’activité neurochimique microbienne aux résultats cliniques et comportementaux, en mettant en lumière les mécanismes, les associations et les perspectives translationnelles.

    Troubles de l’humeur : dépression et anxiété

    Des altérations de la composition du microbiote intestinal ont été associées à la dépression et à l’anxiété chez l’humain et dans des modèles animaux. Les liens mécanistiques incluent :

    Des études cliniques ont mis en évidence des différences de diversité microbienne et de taxons spécifiques liés à la dépression, bien que la causalité et la directionnalité restent complexes. Néanmoins, la capacité microbienne à influencer les systèmes de neurotransmetteurs soutient une voie biologiquement plausible reliant le microbiome intestinal aux troubles de l’humeur.

    Cognition, apprentissage et neurodéveloppement

    Les influences microbiennes sur les systèmes de neurotransmetteurs sont cruciales durant le neurodéveloppement. Le microbiote précoce façonne l’élagage synaptique, la myélinisation et l’expression des récepteurs de neurotransmetteurs. Les perturbations de la colonisation microbienne précoce—par exposition aux antibiotiques, césarienne ou alimentation au lait artificiel—ont été associées à des altérations du développement cognitif et à un risque accru de troubles neurodéveloppementaux dans des études observationnelles.

    Chez l’adulte, les métabolites microbiennes tels que les AGCC et les dérivés du tryptophane impactent la plasticité synaptique et la signalisation neurotrophique (par exemple, le BDNF), essentiels à l’apprentissage et à la mémoire. Les changements dans l’équilibre des neurotransmetteurs induits par les microbes peuvent ainsi moduler les performances cognitives et le déclin cognitif lié à l’âge.

    Réponses au stress et axe HPA

    L’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA), système central de la réponse au stress, est très sensible à la modulation microbienne. Les animaux exempts de germes montrent une activation exagérée de l’axe HPA, qui peut être normalisée par la colonisation avec certaines souches bactériennes en début de vie. La production microbienne de GABA, la modulation de la sérotonine et le signalement immunitaire influencent tous le tonus de l’axe HPA, faisant du microbiome un régulateur de la réactivité au stress et de la résilience.

    Neuroinflammation et maladies neurodégénératives

    L’inflammation neurochronique est impliquée dans des maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer et Parkinson. Les microbes intestinaux peuvent influencer les voies neuroinflammatoires par :

    Dans la maladie de Parkinson, par exemple, la pathologie de l’alpha-synucléine et la dysfonction gastro-intestinale précèdent souvent les symptômes moteurs, et une dysbiose microbienne a été associée à des profils modifiés d’AGCC et à une signalisation pro-inflammatoire. Bien que les affirmations causales soient encore à l’étude, la modulation microbienne des voies neurochimiques et inflammatoires présente des mécanismes plausibles pour influencer les trajectoires neurodégénératives.

    Traitement sensoriel et de la douleur

    Les neurotransmetteurs produits ou régulés par les microbes intestinaux contribuent à la sensation viscérale et au traitement central de la douleur. La signalisation sérotoninergique et gabaergique dans l’intestin impacte l’hypersensibilité viscérale, un composant du syndrome de l’intestin irritable (SII). La modulation microbienne de ces voies peut donc influencer des syndromes douloureux chroniques impliquant des interactions fortes entre cerveau et intestin.

    Variabilité individuelle et implications pour la médecine de précision

    Les réponses aux influences microbiennes sur les neurotransmetteurs varient selon la génétique hôte, le régime alimentaire, l’âge, l’usage de médicaments (notamment antibiotiques et psychotropes) et les facteurs liés au mode de vie. Cette variabilité souligne l’importance d’approches de précision : identifier quelles signatures microbiennes ou profils métaboliques prédisent la réponse aux interventions diététiques, probiotiques ou pharmacologiques visant à moduler la chimie cérébrale.

    Preuves cliniques et limites

    Les essais cliniques utilisant probiotiques et interventions diététiques montrent un potentiel d’amélioration de l’humeur et des fonctions cognitives, mais les effets sont modestes et hétérogènes. Les limites incluent la taille réduite des échantillons, la variabilité des souches et dosages probiotiques, et la dépendance à des mesures subjectives. Des essais plus larges, bien contrôlés, avec des biomarqueurs mécanistiques (métabolomique, profilage immunitaire, neuroimagerie) sont nécessaires pour établir des liens causaux robustes et une utilité thérapeutique.

    Conclusion

    La capacité des bactéries intestinales à produire et moduler des neurotransmetteurs est de plus en plus reconnue comme un facteur majeur façonnant la chimie cérébrale. Si les voies translationnelles et cliniques sont encore en développement, les preuves soutiennent un rôle de la neurochimie microbienne dans la régulation de l’humeur, la réactivité au stress, les fonctions cognitives et les processus neuroinflammatoires. La section finale explore les opportunités thérapeutiques concrètes et les axes de recherche futurs pour exploiter la production microbienne de neurotransmetteurs au service de la santé cérébrale.

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    Opportunités thérapeutiques et orientations futures

    La découverte que les bactéries intestinales peuvent produire et moduler des neurotransmetteurs ouvre des voies thérapeutiques prometteuses. Des interventions allant de probiotiques ciblés à la modification alimentaire visent à exploiter la neurochimie microbienne pour améliorer la santé mentale et les résultats neurologiques. Cette section met en lumière les stratégies actuelles, les opportunités de traduction, les défis en cours et les principales orientations pour la recherche future.

    Probiotiques et psychobiotiques : thérapies microbiennes ciblées

    Les probiotiques — micro-organismes vivants conférant des bénéfices pour la santé — ont été étudiés pour leur potentiel à influencer l’humeur, l’anxiété et la cognition. Le terme psychobiotiques fait spécifiquement référence aux probiotiques qui produisent des composés neuroactifs ou modulent favorablement la fonction cérébrale. Exemples et considérations :

    Une traduction réussie nécessite des essais contrôlés randomisés rigoureux précisant les souches, les doses, la durée du traitement et des biomarqueurs objectifs des effets liés aux neurotransmetteurs.

    Prébiotiques, fibres alimentaires et modulation métabolique

    Les prébiotiques — substrats sélectifs nourrissant les microbes bénéfiques — peuvent accroître la production d’AGCC (acides gras à chaîne courte) et favoriser la croissance de bactéries modulant les neurotransmetteurs. Les stratégies alimentaires pour augmenter la production microbienne bénéfique de neurotransmetteurs incluent :

    Les approches nutritionnelles personnalisées tenant compte du microbiome de base et du phénotype métabolique individuel peuvent maximiser les bénéfices pour la chimie cérébrale.

    Synbiotiques, postbiotiques et thérapies basées sur les métabolites

    Les synbiotiques (combinaisons de probiotiques et prébiotiques) visent à améliorer l’engraftment et la production métabolique. Les postbiotiques — produits microbien non viable ou métabolites tels que les AGCC, bactériocines ou neurotransmetteurs microbiaux — offrent une approche plus contrôlée en délivrant des composés bioactifs sans les défis liés à la colonisation. Les thérapies basées sur les métabolites pourraient cibler directement les voies des neurotransmetteurs, par exemple via une supplémentation en butyrate ou la délivrance de dérivés spécifiques de l’indole aux propriétés immunomodulatrices.

    Transplantation de microbiote fécal (TMF) et stratégies plus radicales

    La TMF a montré des résultats prometteurs dans le traitement de certains troubles gastro-intestinaux et est explorée pour des indications neuropsychiatriques. Bien que la TMF puisse modifier substantiellement la composition du microbiome et les profils métaboliques, son usage pour les troubles cérébraux reste expérimental et nécessite une évaluation prudente de la sécurité, de la sélection des donneurs et des effets à long terme sur la neurochimie de l’hôte.

    Modulation pharmacologique et thérapies combinées

    Combiner des approches ciblant le microbiome avec des médicaments psychotropes, des immunomodulateurs ou des thérapies de neuromodulation pourrait améliorer les résultats. Par exemple, moduler le microbiome pour réduire les métabolites pro-inflammatoires pourrait augmenter la réponse aux antidépresseurs ou diminuer les effets secondaires. Comprendre les interactions médicament-microbes est crucial, car de nombreux médicaments (y compris les psychotropes) affectent la composition du microbiome et la capacité métabolique microbienne.

    Biomarqueurs et approches de précision

    Pour aller vers des interventions personnalisées, il faut des biomarqueurs robustes reliant la composition microbienne aux résultats liés aux neurotransmetteurs. Les biomarqueurs prometteurs incluent :

    L’intégration de données multi-omiques (métagénomique, métabolomique, transcriptomique) avec le phénotypage clinique permettra des interventions stratifiées adaptées à la biologie individuelle.

    Principaux défis de recherche

    Plusieurs obstacles doivent être surmontés pour traduire la science des neurotransmetteurs microbiens en thérapies fiables :

    Orientations futures

    Les priorités de recherche future incluent :

    Conclusion

    Les bactéries intestinales comme producteurs de neurotransmetteurs représentent un changement de paradigme en neurosciences et en médecine. En produisant des composés neuroactifs, en modulant les précurseurs et métabolites, et en engageant les voies neuronales et immunitaires, le microbiome offre de nouvelles portes d’entrée pour influencer la chimie cérébrale et traiter les troubles neuropsychiatriques et neurodégénératifs. Malgré les défis, la convergence des sciences du microbiome, des neurosciences et de la médecine de précision promet des opportunités thérapeutiques transformatrices. Des recherches rigoureuses et continues éclaireront la meilleure manière d’exploiter la neurochimie microbienne pour une meilleure santé cérébrale.

    Mots-clés : bactéries intestinales, neurotransmetteurs, axe microbiote-intestin-cerveau, sérotonine, GABA, dopamine, psychobiotiques, probiotiques, prébiotiques, acides gras à chaîne courte, métabolisme du tryptophane, chimie cérébrale, santé mentale.

    Lire la suite : Les producteurs de neurotransmetteurs du microbiome intestinal façonnant la chimie du cerveau

    Areas where InnerBuddies gut microbiome testing can make a significant impact

    • Digestive Health

      Gut discomfort like bloating, constipation, gas, or diarrhea often stems from an imbalance in gut bacteria. InnerBuddies analyzes the composition and diversity of your gut microbiome, identifying specific imbalances such as low fiber-fermenting bacteria or an overgrowth of gas-producing microbes.

      By pinpointing the root causes of digestive issues, InnerBuddies provides personalized, evidence-based recommendations to support digestion. Whether through targeted diet changes, prebiotics, or probiotics, users can take actionable steps to restore harmony and improve GI comfort.

    • Immune Function

      Over 80% of the immune system resides in the gut, and a diverse microbiome plays a key role in training immune cells to respond appropriately. InnerBuddies helps users assess their microbiome’s ability to support immune balance and resilience.

      Low microbial diversity or the presence of inflammatory bacteria may indicate a weakened defense system. InnerBuddies delivers tailored suggestions—like anti-inflammatory foods or immune-supportive nutrients—to help build a stronger, more balanced immune response.

    • Mental Health & Mood (Gut-Brain Axis)

      Emerging research shows that your microbiome influences neurotransmitters like serotonin, dopamine, and GABA, directly affecting mood and stress levels. InnerBuddies evaluates gut-brain axis markers to explore how your microbes may be impacting your mental well-being.

      With insight into bacterial strains associated with anxiety, depression, or stress resilience, InnerBuddies can guide personalized strategies to help improve emotional balance—ranging from fiber-rich diets to psychobiotic supplements.

    • Weight Management & Metabolism

      Certain gut bacteria can extract more energy from food and influence fat storage, insulin sensitivity, and appetite hormones. InnerBuddies assesses metabolic markers in your microbiome profile to help reveal how your gut may be impacting your weight.

      With tailored advice on foods that support healthy metabolism—such as resistant starches or polyphenol-rich plants—InnerBuddies empowers users to make microbially informed decisions that complement their health goals and weight management strategies.

    • Skin Health

      Skin conditions like acne, eczema, and rosacea are increasingly linked to gut imbalances and systemic inflammation. InnerBuddies analyzes your microbiome to detect patterns that may contribute to inflammatory skin responses.

      By supporting gut barrier integrity and reducing pro-inflammatory microbes, the recommendations from InnerBuddies can help improve skin from the inside out—encouraging a clearer complexion and fewer flare-ups through gut-skin axis awareness.

    • Personalized Nutrition

      Not all foods are beneficial for every gut. InnerBuddies delivers customized nutrition insights based on your unique microbial profile—identifying foods that nourish beneficial bacteria and flagging those that may trigger dysbiosis.

      This personalized approach helps users move beyond one-size-fits-all diets and embrace gut-friendly nutrition strategies. Whether you’re optimizing for energy, digestion, or longevity, InnerBuddies transforms your microbiome data into actionable meal plans.

    Hear from our satisfied customers!

    • "I would like to let you know how excited I am. We had been on the diet for about two months (my husband eats with us). We felt better with it, but how much better was really only noticed during the Christmas vacations when we had received a large Christmas package and didn't stick to the diet for a while. Well that did give motivation again, because what a difference in gastrointestinal symptoms but also energy in both of us!"

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