Comment augmenter les Bactéroidètes pour soutenir le microbiote
Pour augmenter les Bactéroidètes, misez surtout sur la diversité des fibres et sur des habitudes favorables à l’ensemble du microbiote. Les Bactéroidètes, aussi appelées Bacteroidota, forment un grand groupe de bactéries intestinales capables de dégrader des glucides complexes. Aucun aliment ne garantit à lui seul leur augmentation et il n’existe pas de niveau idéal universel : la composition du microbiote varie selon les personnes, l’alimentation, les médicaments et de nombreux autres facteurs.
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- Augmentez progressivement la variété des fibres alimentaires.
- Consommez régulièrement des légumineuses, légumes, fruits et céréales complètes si vous les tolérez.
- Buvez suffisamment et adaptez les quantités en cas de ballonnements.
- Ne cherchez pas à modifier une seule bactérie sans tenir compte de l’équilibre général du microbiote.
Que sont les Bactéroidètes ou Bacteroidota ?
Les Bactéroidètes, dont le nom scientifique actuel est Bacteroidota, sont l’un des principaux phylums du microbiote intestinal. Ils comprennent notamment les genres Bacteroides, Prevotella et Parabacteroides. Le terme Bacteroidetes est une ancienne appellation encore couramment utilisée.
Ces bactéries participent à la fermentation de fibres et d’autres glucides complexes que l’organisme humain ne digère pas complètement. Cette activité produit des métabolites, notamment des acides gras à chaîne courte comme l’acétate et le propionate. Ces composés peuvent contribuer au fonctionnement normal du côlon et aux échanges entre l’alimentation et le microbiote, sans que cela permette à lui seul de prédire l’état de santé d’une personne.
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Comment augmenter les Bactéroidètes naturellement ?
1. Miser sur une grande variété de fibres
Les fibres constituent une source importante de substrats pour de nombreuses bactéries intestinales. Pour diversifier votre alimentation, alternez les familles d’aliments plutôt que de vous limiter à une seule source.
- Légumineuses : lentilles, pois chiches, haricots et pois cassés.
- Céréales complètes : avoine, orge, pain complet, riz complet et quinoa.
- Légumes : poireaux, oignons, asperges, artichauts, carottes et légumes verts.
- Fruits : pommes, poires, agrumes et fruits rouges, entiers de préférence.
- Amidon résistant : pommes de terre, riz ou légumineuses cuits puis refroidis, ainsi que bananes peu mûres. La tolérance varie selon les personnes.
2. Augmenter progressivement
Une hausse rapide des fibres peut provoquer des gaz ou des ballonnements. Commencez par une petite portion, augmentez lentement et buvez régulièrement. Si certains aliments aggravent nettement vos symptômes, réduisez-les temporairement et demandez conseil à un professionnel de santé, surtout en cas de maladie digestive connue.
3. Varier les aliments pour soutenir la diversité
La diversité alimentaire peut favoriser une communauté microbienne plus diversifiée. Essayez d’introduire plusieurs végétaux au fil de la semaine : légumineuses, légumes de couleurs différentes, fruits, noix, graines et céréales complètes. L’objectif n’est pas de suivre une liste parfaite, mais de construire une alimentation équilibrée et durable.
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Le yaourt nature, le kéfir, le kimchi ou la choucroute peuvent apporter des micro-organismes et des composés issus de la fermentation. Ils peuvent s’intégrer à une alimentation variée, mais ils ne sont pas connus pour augmenter systématiquement les Bactéroidètes chez tout le monde. Choisissez des produits adaptés à vos préférences et à votre tolérance.
5. Prendre soin des habitudes quotidiennes
Une activité physique régulière, un sommeil suffisant et des techniques de gestion du stress peuvent soutenir le bien-être général et sont associés à des différences de composition du microbiote. Ces habitudes ne remplacent pas une prise en charge médicale et leur effet sur un groupe bactérien précis reste individuel.
Quels aliments favorisent le microbiote ?
Les aliments les plus utiles à envisager sont ceux qui apportent différentes fibres et composés végétaux : légumineuses, légumes, fruits entiers, céréales complètes, noix et graines. Les aliments fermentés peuvent compléter cette approche. Les aliments très riches en sucres ajoutés ou fortement transformés peuvent être consommés avec modération, sans qu’il soit nécessaire d’adopter des interdictions générales.
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Le microbiote peut-il aider à perdre du poids ?
Le microbiote participe à la digestion et au métabolisme, mais il n’existe pas de méthode fiable consistant à augmenter les Bactéroidètes pour provoquer une perte de poids. Le poids dépend de nombreux facteurs, dont l’alimentation globale, l’activité physique, le sommeil, les médicaments et la santé générale. Une alimentation riche en fibres peut contribuer à la satiété et à la qualité globale de l’alimentation, mais elle ne garantit pas une perte de poids. Pour un objectif de poids, un professionnel qualifié peut proposer un accompagnement adapté.
Quels sont les symptômes d’un mauvais microbiote ?
Il n’existe pas de symptôme spécifique permettant de diagnostiquer un « mauvais microbiote ». Ballonnements, gaz, constipation ou diarrhée peuvent avoir de nombreuses causes, notamment l’alimentation, une infection, une intolérance, un médicament ou un trouble digestif. La présence de ces symptômes ne permet pas de conclure à un manque de Bactéroidètes.
Consultez un professionnel de santé si les symptômes persistent, s’aggravent ou s’accompagnent de sang dans les selles, fièvre, vomissements répétés, douleur importante, déshydratation ou perte de poids involontaire.
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De nombreuses bactéries vivent normalement dans l’intestin et ne provoquent pas d’infection. Une infection digestive peut parfois entraîner diarrhée, douleurs abdominales, nausées, vomissements ou fièvre, mais ces signes ne permettent pas d’identifier la bactérie responsable. Un diagnostic peut nécessiter un examen médical et, dans certains cas, une analyse de selles. N’utilisez pas d’antibiotiques ou de compléments pour traiter une suspicion d’infection sans avis médical.
Les probiotiques peuvent-ils augmenter les Bactéroidètes ?
Les probiotiques contiennent des souches spécifiques, souvent des bactéries lactiques ou des Bifidobacterium. Ils ne contiennent généralement pas directement un mélange permettant d’augmenter les Bactéroidètes et leurs effets peuvent varier selon la souche et la personne. Ils ne remplacent ni une alimentation variée ni un traitement prescrit. Demandez conseil à un professionnel de santé avant d’en prendre en cas de maladie, de grossesse ou d’immunodépression.
Que peut apporter un test du microbiote ?
Un test du microbiote peut fournir une photographie de certains microorganismes présents dans un échantillon, mais ses résultats ne suffisent pas à diagnostiquer une maladie ni à déterminer à eux seuls le régime ou le traitement à suivre. Interprétez-les avec prudence et, si nécessaire, avec un professionnel de santé. La meilleure approche reste généralement progressive, variée et adaptée à votre tolérance.