Le pain au levain est-il meilleur pour la santé que le pain traditionnel ?
Le sourdough bread, ou pain au levain, est souvent présenté comme une alternative plus saine au pain traditionnel. Mais qu’en dit réellement la science ? Cet article clarifie les différences entre levain naturel et levure commerciale, explique comment la fermentation influence la digestion, l’indice glycémique et l’absorption des nutriments, et pourquoi l’impact dépend beaucoup de votre microbiome intestinal. Vous apprendrez ce que la recherche suggère, quand le pain au levain peut être un meilleur choix, et dans quels cas il ne change pas grand-chose. Enfin, vous verrez comment une approche personnalisée – y compris le test du microbiome – peut éclairer vos décisions alimentaires.
Introduction
Le débat « pain au levain vs pain traditionnel » dépasse la simple préférence gustative. Il touche à des questions de fermentation, de biodisponibilité des nutriments, de digestibilité et d’effets métaboliques. Pour les personnes soucieuses de leur santé intestinale, il est tentant de considérer le pain au levain comme supérieur en tout point. Pourtant, la réalité est nuancée : la qualité des ingrédients, le processus de fabrication et votre physiologie influencent l’expérience digestive. Comprendre la science derrière le sourdough bread, et comment il interagit avec votre microbiome, permet d’aller au-delà des idées reçues et d’adopter une stratégie plus personnalisée pour votre bien-être digestif.
I. Comprendre la différence : pain au levain vs pain traditionnel
A. Qu’est-ce que le pain au levain ?
Le pain au levain repose sur une fermentation naturelle initiée par un levain (mélange de farine et d’eau) colonisé par des levures sauvages et des bactéries lactiques (principalement Lactobacillus). Au fil des rafraîchis, ces micro-organismes transforment les sucres de la farine en acides organiques (lactique, acétique), dioxyde de carbone et composés aromatiques. Ce processus, plus long que la panification à la levure commerciale, modifie la structure de la pâte, la rend légèrement plus acide, et développe une mie et une croûte caractéristiques. De nombreux artisans prolongent les fermentations à froid (maturation) pour affiner saveur et texture, et potentiellement influer sur la digestibilité.
B. Qu’est-ce que le pain traditionnel ?
Le « pain traditionnel » désigne ici un pain levé avec de la levure commerciale (Saccharomyces cerevisiae), souvent en fermentation courte. Ce procédé est standardisé, prévisible, et permet un rendement rapide. La fermentation produit du CO₂ et un certain développement aromatique, mais moins d’acides organiques qu’un levain long. Selon les recettes industrielles, on peut y retrouver des améliorants, enzymes technologiques, émulsifiants, sucres ajoutés ou agents de conservation. À l’inverse, un pain à la levure de haute qualité, avec une fermentation prolongée et des farines complètes, peut rivaliser – voire dépasser – un levain médiocre. Autrement dit, « levain vs levure » ne suffit pas à prédire la qualité globale.
C. Le pain au levain est-il meilleur pour la santé que le pain traditionnel ?
Plusieurs bénéfices sont souvent attribués au pain au levain :
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- Digestibilité : La fermentation prolongée peut partiellement prédigérer certains composants (ex. fructanes/FODMAPs), réduire l’acide phytique (anti-nutriment) et moduler la structure de l’amidon et des protéines. De nombreuses personnes rapportent moins de ballonnements. Toutefois, les effets varient selon la durée de fermentation, le type de farine et la sensibilité individuelle.
- Valeur nutritionnelle : La réduction des phytates peut accroître la biodisponibilité de minéraux (fer, zinc, magnésium). Mais la densité minérale dépend d’abord du choix des farines (complètes vs blanches) et des ajouts (graines, fibres).
- Indice glycémique et réponse postprandiale : L’acidité et la modification de l’amidon pendant la fermentation peuvent abaisser la réponse glycémique pour certains individus. Les résultats d’études restent hétérogènes : certains travaux montrent une meilleure réponse postprandiale au levain, d’autres ne trouvent pas de différence marquée par rapport à un pain soigneusement fermenté à la levure.
Au global, le pain au levain bien fait a des atouts plausibles et soutenus par des données préliminaires. Mais il n’est pas par définition « plus sain » que tout pain à la levure. La qualité de l’ingrédient (ex. blé entier vs raffiné), la recette, le temps de fermentation et votre physiologie comptent autant que le type de levuration.
II. Pourquoi cela compte pour la santé du microbiome
A. La digestion du pain et ses impacts sur le microbiote intestinal
La fermentation influence la composition chimique de la pâte. Les bactéries lactiques du levain produisent des acides qui peuvent :
- Abaisser le pH, modifiant l’activité enzymatique et la gélatinisation de l’amidon, ce qui peut augmenter la proportion d’amidon résistant, un substrat fermentescible pour le microbiote du côlon.
- Réduire partiellement les phytates, améliorant potentiellement l’absorption des minéraux au niveau intestinal.
- Modifier la solubilité et l’accessibilité de certains nutriments, influençant la vitesse de digestion.
Ces changements peuvent, chez certaines personnes, se traduire par une meilleure tolérance digestive et une production plus stable d’acides gras à chaîne courte (AGCC) par le microbiota, molécules associées à l’intégrité de la muqueuse colique et à la modulation inflammatoire.
B. Le rôle clé des micro-organismes dans le pain au levain
Point essentiel : les micro-organismes du levain ne survivent généralement pas à la cuisson, en tout cas pas en nombre suffisant pour agir comme « probiotiques » une fois le pain cuit. Le bénéfice vient surtout de ce qu’ils font avant la cuisson – les transformations biochimiques de la pâte. En revanche, un pain au levain peut contenir plus de métabolites (acides organiques, peptides) influençant l’expérience digestive et métabolique, même si cela ne remplace pas l’action d’un probiotique vivant.
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C. Effets sur les signaux et symptômes liés à la santé intestinale
Chez des personnes sensibles aux FODMAPs, la fermentation longue peut réduire les fructanes dans certaines farines de blé, diminuant potentiellement les ballonnements et l’inconfort. Néanmoins, cette réduction n’est ni complète ni garantie. D’autres composés (gluten partiellement dégradé, polyols selon les ingrédients, fibres insolubles) peuvent toujours déclencher des symptômes. La sensation de fatigue postprandiale, souvent liée aux variations glycémiques, peut aussi être modérée par une réponse glycémique plus stable – mais là encore, l’effet est individuel.
III. Symptômes, signaux et implications pour la santé
A. Signes que votre alimentation peut impacter votre microbiome
Certains indices suggèrent que votre façon de consommer le pain influence votre équilibre digestif :
- Ballonnements, gaz, alternance diarrhée/constipation après des repas riches en pain ou en produits céréaliers.
- Douleurs abdominales, crampes ou inconfort persistant.
- Fatigue marquée après les repas, fringales rapides, ou fluctuations d’énergie.
- Irritations cutanées, symptômes inflammatoires bas grade (non spécifiques), parfois liés aux habitudes alimentaires globales.
Ces signes ne pointent pas uniquement vers le pain ; ils reflètent un ensemble de facteurs (qualité de l’alimentation, charge glycémique, sommeil, stress, variabilité du microbiome).
B. Limites de l’évaluation par les symptômes seuls
Observer ses symptômes est utile mais insuffisant pour identifier la cause racine. Deux individus présentant les mêmes ballonnements peuvent avoir des mécanismes différents : dysbiose, hyperfermentation des FODMAPs, lenteur de transit, intolérance à un additif, ou simple surcharge glucidique. Se fier uniquement au ressenti expose au « trial-and-error » prolongé, parfois coûteux et frustrant, sans garantie de ciblage précis.
IV. La variabilité individuelle : un facteur clé
A. Pourquoi chaque microbiome est unique
Votre microbiome est façonné par vos antécédents alimentaires, votre exposition aux microbes, vos voyages, votre environnement, votre âge, vos médicaments (notamment antibiotiques et IPP) et votre génétique. Cette singularité explique pourquoi certains tolèrent parfaitement un pain à la levure blanche, tandis que d’autres ne jurent que par le pain au levain intégral, et qu’un troisième groupe réagit à l’un comme à l’autre.
B. La difficulté à généraliser les bénéfices d’un aliment spécifique
Le même pain au levain – même farine, même fermentation – ne produira pas forcément la même réponse glycémo-insulinique ou digestive chez deux personnes. Les différences d’enzymatiques digestives, de composition microbienne, de timing des repas, et de contexte métabolique (activité physique, stress, sommeil) modulent la réponse. Ainsi, promouvoir un aliment comme « meilleur pour tous » est scientifiquement fragile.
C. L’incertitude dans l’interprétation des effets santé
Si vous vous sentez mieux avec le levain, c’est un signal, pas une preuve de supériorité universelle. À l’inverse, si vous ne notez aucune différence, cela ne signifie pas que la fermentation n’a aucun intérêt ; il est possible que d’autres variables (charge glucidique globale, carences en fibres solubles, vitesse d’ingestion) dominent votre tableau clinique. D’où l’importance d’une approche individualisée, éclairée par des données quand c’est pertinent.
V. Comprendre que les symptômes ne révèlent pas toujours la cause racine
A. La complexité du microbiote et ses interactions
Un même symptôme (ex. ballonnements) peut résulter de mécanismes variés : fermentation excessive dans le côlon droit, sensibilité viscérale, déséquilibre entre bactéries productrices de gaz et consommatrices de gaz (ex. archaea méthanogènes), ou encore ralentissement du transit. Certains aliments céréaliers, selon leur profil en fibres et en amidon résistant, nourrissent des bactéries bénéfiques mais peuvent temporairement accentuer les gaz chez les personnes non adaptées. Sans compréhension de votre paysage microbien, il est difficile d’anticiper les réactions.
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Un simple ressenti conduit souvent à des exclusions alimentaires trop larges (pain, gluten, blé), avec risque de carences (fibres, micronutriments) et d’appauvrissement du microbiote. Un diagnostic plus fin peut révéler que l’enjeu n’est pas « pain oui/non » mais « quel type de pain, quelle portion, à quel moment, avec quelles associations (graisses, protéines, fibres) ». C’est ici que des données objectives, dont l’analyse du microbiome, peuvent compléter l’observation clinique.
VI. Le rôle du microbiome intestinal dans cette discussion
A. Pourquoi le microbiome est central
Le microbiome intestinal participe à la digestion des glucides non absorbés, à la production d’AGCC (butyrate, propionate, acétate) et à l’entraînement du système immunitaire. Un microbiote diversifié et équilibré tend à mieux gérer les aliments fermentescibles, limitant inconfort et fluctuations glycémiques indirectes. À l’inverse, une dysbiose (déséquilibre microbien) peut amplifier les réactions aux glucides fermentescibles, y compris ceux issus du pain.
B. Comment un déséquilibre microbiotal peut affecter la digestion
En cas de dysbiose, certaines voies métaboliques – ex. fermentation excessive des FODMAPs, production accrue de gaz, altération de la couche de mucus – peuvent intensifier les symptômes. La digestion du pain, surtout s’il est riche en fructanes (selon les farines) ou consommé en grande quantité, peut alors devenir inconfortable. La réponse dépend aussi de la motricité intestinale et de la sensibilité viscérale individuelle.
C. L’impact spécifique du pain sur le microbiote
Les pains diffèrent par leur matrice : présence de fibres solubles et insolubles, graines, amidon résistant, polyphénols (si farines complètes), acidité. Un sourdough bread bien fermenté peut, chez certaines personnes, fournir une matrice plus favorable à une fermentation colique « ordonnée » (production d’AGCC, moins de pics de gaz). Cependant, la quantité et la qualité des fibres restent des variables majeures. Un pain au levain blanc très raffiné n’offrira pas les mêmes bénéfices qu’un levain intégral riche en fibres.
VII. La microbiome testing : une fenêtre sur votre santé intestinale
A. Que peut révéler un test de microbiome dans ce contexte ?
Un test du microbiome fécal peut renseigner sur :
- Diversité microbienne globale (souvent corrélée, de manière non parfaite, à la résilience digestive).
- Présence/abondance de groupes fonctionnels associés à la fermentation des fibres, à la production d’AGCC (ex. butyrate), ou à la consommation de gaz.
- Signes de dysbiose (déséquilibres relatifs, prolifération de certaines familles, faiblesse d’autres).
- Indices fonctionnels suggérant une capacité accrue ou réduite à métaboliser certains substrats (fibres, polyphénols, amidons résistants).
Ces informations ne posent pas un diagnostic médical au sens strict, mais elles éclairent les « leviers » alimentaires les plus pertinents – y compris le type de pain, la portion et les associations alimentaires.
B. Comment interpréter ces résultats pour mieux choisir ses aliments
Si votre profil montre une faible abondance de producteurs de butyrate, vous pourriez mieux répondre à des pains intégralement fermentés au levain, riches en fibres et amidon résistant, en les introduisant progressivement. Si la diversité est faible et les signaux de fermentation excessive élevés, des ajustements temporaires (portions réduites, choix de farines à plus faible teneur en FODMAPs, associations avec protéines et lipides pour freiner la vidange gastrique) peuvent s’avérer plus confortables. Un accompagnement professionnel aide à traduire ces données en décisions concrètes. Pour en savoir plus, consultez cet aperçu des tests de microbiome.
VIII. Qui devrait envisager un testing microbiotal ?
A. Cas où la santé est compromise ou stagnante
Si vous souffrez de troubles digestifs chroniques (ballonnements persistants, douleurs abdominales, transit irrégulier), de fatigue inexpliquée, ou de symptômes inflammatoires bas grade malgré des ajustements alimentaires raisonnables, un test de microbiome peut apporter un éclairage sur d’éventuels déséquilibres fonctionnels.
B. Lorsqu’on souhaite optimiser son microbiote pour une meilleure digestion
Si vous allez globalement bien mais souhaitez affiner votre stratégie (choisir entre pain au levain intégral, semi-complet, ou limiter certains apports fermentescibles), un profil microbiotal peut guider la personnalisation, éviter des exclusions inutiles, et identifier des leviers (variété de fibres, timing des apports glucidiques).
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C. Les personnes sensibles ou avec des symptômes inexpliqués
En cas d’intolérances présumées, d’inconfort postprandial ou d’état inflammatoire non spécifique, le testing peut aider à déterminer si un ajustement de la matrice glucidique et des fibres – dont le type de pain – est pertinent, ou si d’autres facteurs (graisses, additifs, rythme des repas) dominent vos symptômes.
IX. Quand le testing microbiotal peut faire la différence : guide décisionnel
A. Signes indiquant qu’il pourrait être pertinent de faire un test
- Symptômes digestifs persistants malgré l’essai de pains différents (levain vs levure, complet vs blanc).
- Réponses glycémiques fluctuantes, fringales rapides après le pain, malgré des ajustements de portions.
- Échecs répétés d’approches diététiques classiques (FODMAP réduit, ralentissement de l’ingestion, combinaison avec protéines/lipides).
- Besoin de structurer une stratégie de réintroduction progressive en s’appuyant sur des données.
B. Limites du test et accompagnement professionnel nécessaire
Les tests de microbiome ne remplacent pas un diagnostic médical, ni un dépistage de maladie cœliaque, d’allergie alimentaire, ou d’autres pathologies organiques. Ils fournissent des indices sur l’écosystème microbien, utiles pour guider l’alimentation. L’interprétation bénéficie d’un accompagnement par des professionnels formés en nutrition et santé digestive. Un test s’intègre idéalement dans une approche globale (habitudes de sommeil, activité physique, gestion du stress, diversité alimentaire). Pour une présentation claire et neutre de ce que mesure un test grand public, référez-vous à la page dédiée au test du microbiome.
Points scientifiques spécifiques à retenir sur le pain au levain
- Phytates et minéraux : La fermentation lactique du levain peut réduire l’acide phytique, augmentant la biodisponibilité minérale. Impact réel modulé par le type de farine (les farines complètes apportent plus de minéraux, mais aussi plus de phytates à réduire).
- FODMAPs : Certaines fermentations longues peuvent abaisser la teneur en fructanes du blé. Effet variable selon souche microbienne, durée et température. Ne suffit pas aux personnes atteintes de maladie cœliaque (où le gluten est le problème majeur) et n’élimine pas toutes les sensibilités.
- Gluten : Le gluten peut être partiellement hydrolysé par des enzymes microbiennes, mais rarement au point de neutraliser une maladie cœliaque. Les personnes cœliaques doivent éviter le blé, levain ou pas.
- Indice glycémique : L’acidité et la structure amidonnière du levain peuvent réduire la réponse glycémique chez certains. Le choix de farine, les graines, la teneur en fibres, et les associations au repas pèsent également lourd.
- Microbes post-cuisson : Les bactéries et levures du levain ne sont pas des probiotiques viables dans le pain cuit. Les bénéfices sont « prébiotiques » ou structurels via la matrice alimentaire, pas probiotique direct.
Pratique : comment choisir et consommer votre pain
- Priorisez la qualité des ingrédients : Farines complètes ou semi-complètes, idéalement moulues sur meule, éventuellement variétés anciennes si tolérées. Les pains au levain à base de seigle peuvent être plus riches en fibres solubles.
- Regardez la fermentation : Un levain bien mené et une fermentation plus longue favorisent la digestibilité. Demandez au boulanger le temps de pointage et de pousse.
- Évaluez la matrice : Graines entières (lin, sésame, tournesol), présence d’amidon résistant (refroidissement partiel du pain grillé plus tard), densité de la mie.
- Surveillez la portion et le contexte du repas : Associez le pain à une source de protéines et de lipides pour moduler la réponse glycémique. Mâchez lentement, préférez des tranches plus denses et riches en fibres.
- Expérimentez, mais méthodiquement : Testez un changement à la fois (type de farine, fermentation, portion), observez 1–2 semaines avant d’attribuer un effet.
Cas particuliers et précautions
- Maladie cœliaque : Le levain ne rend pas le blé sûr. Évitez le gluten strictement.
- Sensibilité au blé non cœliaque : Certaines personnes rapportent une meilleure tolérance au levain, mais les données restent mixtes. Procédez par essais prudents.
- Diabète ou prédiabète : Certains pains au levain, surtout complets, peuvent aider à stabiliser la glycémie, mais la surveillance personnelle (autocontrôle glycémique) prime.
- SII (syndrome de l’intestin irritable) : Le levain peut réduire certains FODMAPs, sans les éliminer. L’approche FODMAP personnalisée et l’évaluation du microbiome peuvent guider le choix du pain et la portion.
Conclusion
Le pain au levain peut être, pour beaucoup, une option plus digeste et métaboliquement avantageuse que certains pains levés à la levure, grâce à la fermentation plus longue et à ses transformations biochimiques. Toutefois, « meilleur » dépend de la qualité de la farine, de la recette, de la portion et, surtout, de votre biologie – en particulier de votre microbiome. Les symptômes seuls ne suffisent pas à identifier la cause racine de vos inconforts. Une démarche personnalisée, éventuellement éclairée par un test du microbiome, permet d’aligner vos choix de pain avec vos besoins digestifs réels et votre santé globale.
Principaux enseignements
- Le sourdough bread transforme la matrice du pain via la fermentation, avec des effets possibles sur la digestibilité et la glycémie.
- Les bénéfices varient fortement selon la farine, la durée de fermentation et la sensibilité individuelle.
- Le levain ne rend pas le pain « probiotique » après cuisson ; ses effets sont surtout prébiotiques/structurels.
- La réduction des phytates au levain peut améliorer la biodisponibilité minérale, surtout dans les pains complets.
- Les réponses glycémiques et digestives sont hautement individuelles et influencées par le microbiome.
- Les symptômes ne suffisent pas pour identifier la cause racine ; évitez les exclusions alimentaires non ciblées.
- Le test du microbiome peut révéler diversité, dysbiose et capacités fermentaires utiles pour personnaliser le choix du pain.
- Associez le pain à des protéines et des lipides, maîtrisez les portions et privilégiez des pains denses et riches en fibres.
- En cas de maladie cœliaque, évitez le gluten, levain ou non.
- Une stratégie progressive et personnalisée est la voie la plus sûre vers une meilleure santé intestinale.
Questions fréquentes
Le pain au levain a-t-il toujours un indice glycémique plus bas que le pain à la levure ?
Pas toujours. L’effet dépend de la farine, de la durée de fermentation, de l’acidité, de la densité de la mie et du contexte du repas. Certaines études montrent une réponse postprandiale plus favorable, d’autres non.
Le levain supprime-t-il le gluten ?
Non. La fermentation peut partiellement hydrolyser le gluten, mais pas au point de rendre un pain de blé sûr pour les personnes cœliaques. Si vous êtes cœliaque, vous devez éviter le gluten, quel que soit le mode de levuration.
Le pain au levain contient-il des probiotiques ?
Les micro-organismes du levain ne survivent généralement pas à la cuisson. Les bénéfices potentiels sont dus aux transformations de la pâte avant cuisson (acidité, amidon, peptides), pas à un effet probiotique direct.
Pourquoi je digère mieux le pain au levain que le pain classique ?
La fermentation peut réduire certains FODMAPs, modifier l’amidon et améliorer la biodisponibilité de nutriments, ce qui peut limiter les ballonnements. Toutefois, il s’agit d’un effet individuel, influencé par votre microbiome et vos habitudes alimentaires.
Un pain à la levure de qualité peut-il rivaliser avec un levain ?
Oui. Un pain à la levure avec fermentation prolongée, farines complètes, bonne hydratation et sans additifs inutiles peut avoir un excellent profil nutritionnel et digestif. La qualité globale dépasse la seule question du levain.
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Il peut aider certaines personnes sensibles aux FODMAPs, mais l’effet est variable. Une approche personnalisée, parfois appuyée par un test du microbiome et une diète FODMAP adaptée, est préférable.
Comment réduire l’impact glycémique du pain, qu’il soit au levain ou non ?
Choisissez des pains plus denses, riches en fibres, associez-les à des protéines et des lipides, et maîtrisez la portion. La fermentation au levain peut aider, mais le contexte du repas reste déterminant.
Les farines anciennes sont-elles mieux tolérées ?
Parfois, grâce à une composition protéique et une matrice différentes, mais les preuves sont hétérogènes. L’essentiel est de tester prudemment et d’observer votre réponse individuelle.
Le pain au levain améliore-t-il l’absorption des minéraux ?
La réduction des phytates peut augmenter la biodisponibilité du fer, du zinc et du magnésium, surtout dans les pains complets. L’ampleur de l’effet dépend du type de farine et de la fermentation.
Dois-je éliminer le pain si j’ai des ballonnements ?
Pas nécessairement. Commencez par ajuster le type de pain (levain complet, seigle au levain), la portion, et les associations au repas. Si les symptômes persistent, un bilan plus complet – y compris le microbiome – peut guider une stratégie plus précise.
Le pain au levain est-il systématiquement plus riche en fibres ?
Non, la teneur en fibres dépend principalement de la farine (complète vs blanche) et des ajouts (graines). Le levain peut influencer la tolérance aux fibres, mais n’en augmente pas la quantité intrinsèque.
Comment savoir si mon microbiome bénéficie d’un pain spécifique ?
Observez vos symptômes sur quelques semaines avec une méthode structurée et, si besoin, complétez par un test de microbiome pour objectiver diversité et capacités fermentaires. L’accompagnement professionnel aide à traduire ces informations en choix concrets.
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