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What heals the gut microbiota? - InnerBuddies

Comment restaurer la microbiote intestinale ?

Découvrez des méthodes efficaces pour guérir et restaurer votre microbiote intestinal. Apprenez des conseils sur le mode de vie, les aliments et les traitements qui favorisent la santé digestive et améliorent votre bien-être général.

Restaurer la microbiote intestinale est un levier puissant pour mieux digérer, soutenir l’immunité et améliorer son bien-être global. Cet article explique ce qu’est la microbiote, pourquoi elle fluctue, comment reconnaître les signaux d’un déséquilibre et, surtout, quelles approches crédibles peuvent aider à la renforcer. Vous découvrirez les mécanismes biologiques en jeu, les limites d’une évaluation fondée uniquement sur les symptômes, des stratégies naturelles et médicales, et l’intérêt d’un test de microbiome pour éclairer une démarche personnalisée. Si vous cherchez à comprendre, puis à agir avec méthode, ce guide vous aidera à passer de l’intuition à une stratégie éclairée, centrée sur votre microbiote intestinal.

Introduction

La microbiote intestinale (ou microbiome intestinal) désigne l’ensemble des micro-organismes qui habitent notre tube digestif : bactéries, archées, levures, virus et protozoaires. Loin d’être de simples « passagers », ils modulent la digestion, la production de vitamines, l’immunité, l’inflammation et, indirectement, l’énergie et l’humeur. Restaurer une microbiote perturbée n’est pas qu’une tendance : c’est un objectif de santé fondé sur la biologie, qui nécessite nuance et personnalisation. Dans ce guide, nous détaillons ce qui influence l’équilibre microbien, comment identifier les situations justifiant une investigation, et pourquoi un test du microbiome peut transformer une démarche empirique en stratégie précise et évolutive.

1. Comprendre la microbiote intestinale : base du sujet

1.1 Qu’est-ce que la microbiote intestinale ?

La microbiote intestinale est un écosystème complexe hébergé principalement dans le côlon. Elle comprend principalement des bactéries (Firmicutes, Bacteroidetes, Actinobacteria, Proteobacteria, entre autres), mais aussi des levures (comme Saccharomyces), des virus (incluant des bactériophages), des archées (comme Methanobrevibacter smithii) et d’autres micro-organismes. Chez une personne en bonne santé, cet écosystème présente une diversité et une abondance équilibrées : de multiples espèces coexistent, occupant des niches complémentaires, participant à la dégradation des fibres, à la production de métabolites bénéfiques (acides gras à chaîne courte, ou AGCC, tels que butyrate, propionate et acétate), et à la régulation du système immunitaire muqueux.

La relation est symbiotique : l’hôte fournit nutriments et environnement, la microbiote produit des molécules et signaux (métabolites, peptides, lipopolysaccharides en quantité contrôlée) qui dialoguent avec nos cellules intestinales et immunitaires. Cette « conversation moléculaire » influence l’intégrité de la barrière intestinale, la motilité, la sensibilité viscérale et l’axe intestin-cerveau. En d’autres termes, la microbiote n’est pas un simple marqueur de santé ; elle en est un acteur.

1.2 Pourquoi la santé de la microbiote est cruciale pour le bien-être global

Lorsque la microbiote fonctionne bien, elle soutient une digestion efficiente, synthétise certaines vitamines (K, B9, B12 pour certaines espèces), produit des AGCC qui nourrissent les colonocytes (cellules du côlon) et participent à une modulation anti-inflammatoire systémique. Sur le plan clinique, cela se traduit par une meilleure tolérance alimentaire, une régulation du transit, une barrière intestinale robuste et un système immunitaire plus finement régulé. L’axe intestin-cerveau illustre l’influence sur l’humeur et l’énergie : via les AGCC, les acides biliaires modifiés, les tryptophanes métabolisés et des signaux nerveux (nerf vague), la microbiote peut contribuer à la perception de stress et au tonus général.

À l’inverse, une dysbiose (déséquilibre microbien) peut se lier à des troubles digestifs (ballonnements, inconfort, alternance constipation-diarrhée), mais aussi à une susceptibilité accrue aux inflammations, à des réponses immunitaires inadaptées (hypersensibilités, allergies), à des perturbations métaboliques et, chez certaines personnes, à des troubles de l’humeur. Il importe toutefois de rappeler que corrélation ne signifie pas causalité : si la dysbiose accompagne de nombreux états, elle n’en est pas forcément la cause unique.

2. Pourquoi ce sujet compte pour la santé intestinale ?

2.1 Les signaux d’un microbiote déséquilibré

Plusieurs signes peuvent faire suspecter une altération de l’équilibre microbien :

  • Symptômes digestifs récurrents : ballonnements fréquents, gaz malodorants, douleurs abdominales, alternance du transit ou diarrhée/constipation persistantes.
  • Digestibilité réduite : sensation de lourdeur postprandiale, sensibilité à certaines catégories d’aliments (notamment riches en FODMAPs chez certaines personnes).
  • Manifestations extra-digestives : fatigue inexpliquée, brouillard mental, variations d’humeur, sommeil de mauvaise qualité.
  • Peau et immunité : poussées inflammatoires cutanées, infections ORL répétées, saisonnières ou digestives après voyages ou antibiothérapie.

Avec le temps, une dysbiose non prise en compte pourrait accompagner des troubles plus durables : susceptibilité accrue aux maladies inflammatoires de l’intestin, dérèglements métaboliques, intolérances alimentaires persistantes, voire participation à un terrain dépressif. Cela ne signifie pas qu’un déséquilibre microbien cause directement ces maladies chez tous, mais la surveillance et la restauration de la microbiote constituent un axe de prévention et d’accompagnement pertinent.

2.2 L’importance de ne pas se fier uniquement aux symptômes

Les symptômes sont des signaux utiles, mais ils restent imprécis. Une même plainte (par exemple les ballonnements) peut découler d’au moins cinq causes différentes : fermentation excessive par certaines espèces, maldigestion des glucides, insuffisance enzymatique pancréatique, sensibilité viscérale, ou simple aérophagie liée au stress. De même, un transit alterné peut refléter un régime pauvre en fibres fermentescibles, une dysbiose liée à une prise d’antibiotiques, ou un trouble fonctionnel du péristaltisme. Se fier aux symptômes seuls revient donc à « deviner » la racine du problème, au risque d’appliquer des solutions inadaptées.


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La démarche la plus efficace combine : écoute des signaux, évaluation structurée du mode de vie et, quand nécessaire, investigation objective (analyses biologiques, test du microbiome) afin d’orienter une restauration ciblée et mesurable dans le temps.

3. L’imprévisibilité de l’état de la microbiote : comprendre la variabilité individuelle

3.1 L’incertitude liée à l’état du microbiome

Deux personnes ayant une alimentation similaire peuvent héberger des communautés microbiennes très différentes. Pourquoi ? L’historique de vie (mode d’accouchement, allaitement, pays/région d’enfance), l’environnement, les infections passées, les médicaments (antibiotiques, IPP, AINS), l’exposition aux animaux, l’activité physique, le stress et le sommeil contribuent tous à sculpter l’écosystème intestinal. De plus, les gènes de l’hôte et les préférences alimentaires à long terme modulent la disponibilité des substrats fermentescibles (fibres, polyphénols), orientant progressivement la composition microbienne.

Cette variabilité explique pourquoi des recommandations « générales » n’ont pas les mêmes effets chez tous. Chez l’un, les produits fermentés améliorent rapidement le confort ; chez l’autre, ils exacerbent les symptômes au début. La bonne pratique consiste à partir de principes validés (fibres diversifiées, gestion du stress, activité régulière), puis à ajuster selon la tolérance individuelle et, idéalement, selon les données issues d’une analyse du microbiome.

3.2 Pourquoi les symptômes ne suffisent pas pour diagnostiquer la racine du problème

La relation hôte–microbiome est dynamique et bidirectionnelle. Un stress chronique, par exemple, peut modifier la motilité et la sécrétion digestive, altérer la barrière intestinale et sélectionner indirectement certains microbes. L’inverse est également vrai : une dysbiose peut amplifier l’inflammation de bas grade et influencer la réactivité au stress. Devant une telle complexité, les symptômes ne capturent qu’une partie du tableau : ils informent sur le ressenti, mais pas toujours sur la cause. L’investigation ciblée, dont l’analyse du microbiome, réduit cette incertitude en révélant la diversité, l’abondance relative de certaines familles, et des indices métaboliques indirects.

4. Le rôle central du microbiome dans la restauration de la santé intestinale

4.1 Comment la microbiote déséquilibrée peut perturber la santé

La dysbiose regroupe plusieurs schémas : perte de diversité, surcroissance de certaines espèces opportunistes, raréfaction d’espèces clés productrices de butyrate (p. ex. Faecalibacterium prausnitzii), altérations dans le métabolisme des acides biliaires, ou présence accrue de microorganismes pro-inflammatoires. Ces configurations peuvent augmenter la perméabilité intestinale (« leaky gut » fonctionnel) en modifiant les jonctions serrées entre cellules épithéliales, entretenues par des carences en AGCC, micronutriments et signaux anti-inflammatoires.

Sur le plan immunitaire, une dysbiose peut favoriser une activation immunitaire démesurée ou, au contraire, une réponse insuffisante aux pathogènes. Sur le plan neurosensoriel, des métabolites pro-inflammatoires, l’altération de la fermentation et la perturbation du dialogue vagal peuvent contribuer à une hypersensibilité viscérale. Résultat : inconfort digestif, réactivité alimentaire, fluctuations du transit et, parfois, symptômes systémiques.

4.2 Comment restaurer la microbiote intestinale : stratégies naturelles et médicales

La restauration vise à rééquilibrer l’écosystème et ses fonctions plutôt qu’à « éliminer » un microbe isolé. Approches clés :

  • Alimentation riche en fibres et diversité végétale : augmenter progressivement la consommation de fibres fermentescibles (légumineuses, légumes, fruits, céréales complètes), de fibres insolubles (blé complet, son), et de polyphénols (baies, cacao pur, thé vert). Objectif : diversifier les substrats pour nourrir un large éventail d’espèces bénéfiques et stimuler la production d’AGCC.
  • Prébiotiques : inuline, FOS, GOS, amidon résistant (pomme de terre refroidie, riz refroidi), pectines. À introduire à faible dose pour éviter les inconforts, surtout en cas de sensibilité aux FODMAPs. Les prébiotiques nourrissent sélectivement des bactéries bénéfiques.
  • Probiotiques : certaines souches de Lactobacillus et Bifidobacterium peuvent aider à améliorer la tolérance digestive, moduler l’immunité et soutenir la barrière. Le choix des souches, des doses et de la durée doit être individualisé. Les effets varient selon le profil microbien et les symptômes.
  • Aliments fermentés : yaourt ou kefir (laitiers ou végétaux), choucroute, kimchi, miso, kombucha, légumes lactofermentés. Ils apportent des microbes vivants et des métabolites bioactifs. Introduire progressivement, en observant la tolérance.
  • Graisses de qualité et acides gras oméga-3 : poissons gras, noix, graines de lin/chia. Un profil lipidique favorable soutient l’immunomodulation et la résilience muqueuse.
  • Mode de vie : sommeil régulier, gestion du stress (respiration, méditation, thérapies cognitives et comportementales), activité physique modérée et régulière (marche, endurance douce) : ces facteurs influencent le tonus vagal, la motilité et la régulation immunitaire.
  • Usage prudent des médicaments : discuter avec un professionnel de santé de la nécessité et de la durée de certains traitements (antibiotiques, IPP, AINS) connus pour affecter la microbiote. Ne jamais arrêter un médicament sans avis médical.
  • Correction des carences : vitamine D, fer, zinc, magnésium, selon bilans. L’état nutritionnel influence la barrière intestinale et la réponse immunitaire.

Pour ceux qui présentent une sensibilité digestive marquée, une période d’essai avec un protocole à faible charge fermentescible (par ex. phase d’élimination FODMAPs à court terme, sous suivi) peut apaiser les symptômes avant de réintroduire progressivement des fibres et prébiotiques. L’objectif n’est pas de restreindre à long terme, mais de rétablir la tolérance et la diversité.

4.3 Comment restaurer la microbiote intestinale ? Approches combinées et facteurs de perturbation

La réussite vient souvent de la combinaison de leviers : diète riche en végétaux variés, apport ciblé de prébiotiques/probiotiques, temps de sommeil régulier, activité physique, et réduction des stresseurs persistants. En parallèle, limiter les facteurs de perturbation : alcool excessif, tabac, ultra-transformés riches en émulsifiants et sucres ajoutés, grignotages fréquents (qui perturbent le cycle digestif), et automédication répétée.

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La personnalisation est clé. Chez certains, l’accent portera sur l’apport en polyphénols ; chez d’autres, sur la réintroduction lente d’amidon résistant ou la sélection de souches probiotiques adaptées. Un test du microbiome peut guider ces choix et éviter des essais/erreurs prolongés.

5. La microbiome testing : un outil clé pour une restauration ciblée

5.1 En quoi consiste une analyse du microbiome ?

Une analyse du microbiome repose généralement sur un prélèvement fécal. Les technologies les plus courantes utilisent le séquençage de l’ADN microbien (16S rRNA pour une vision des genres/familles, ou métagénomique shotgun pour une résolution plus fine et des capacités fonctionnelles présumées). Le rapport fournit des indicateurs de diversité, l’abondance relative de divers taxons, l’identification de bactéries potentiellement opportunistes et d’espèces associées à des fonctions intéressantes (p. ex. productrices de butyrate).

Certains rapports incluent des proxies fonctionnels (profils de gènes impliqués dans la production d’AGCC, la transformation des acides biliaires, ou la dégradation de différents substrats). Ces données ne posent pas un diagnostic médical à elles seules, mais elles sont précieuses pour comprendre l’écosystème et prioriser les interventions.

5.2 Ce qu’un test de microbiome peut apporter dans le processus de restauration

Le test aide à :

  • Objectiver l’état de départ : niveau de diversité, familles/profils sur- ou sous-représentés, indices d’équilibre des bactéries bénéfiques/opportunistes.
  • Personnaliser la stratégie : orienter le choix de fibres, prébiotiques, aliments fermentés et souches probiotiques les plus plausibles selon le profil ; ajuster les objectifs alimentaires (p. ex. davantage d’amidon résistant si certaines lignées en bénéficient).
  • Suivre l’évolution : répéter le test à distance (généralement après 8–12 semaines ou plus) permet d’évaluer si les changements mis en place ont l’effet escompté (diversité accrue, retour de certains taxons d’intérêt, réduction d’opportunistes).

Sans ces données, il est fréquent de naviguer à vue. Les symptômes peuvent s’améliorer un temps, puis réapparaître. Disposer d’indicateurs microbiens offre un tableau plus complet : on sait pourquoi on agit, comment ajuster, et quand consolider.

5.3 Qui devrait envisager une analyse du microbiome ?

Les profils suivants peuvent bénéficier d’un test :

  • Personnes avec troubles digestifs chroniques ou récurrents (ballonnements persistants, douleurs, SII suspecté), après exclusion de causes organiques par un professionnel.
  • Individus présentant des symptômes extra-digestifs liés à l’intestin (fatigue, réactivité alimentaire, inconfort cutané), sans explication claire.
  • Personnes ayant reçu des cures antibiotiques répétées ou longues, ou une utilisation régulière de médicaments susceptibles d’altérer la microbiote.
  • Personnes motivées à optimiser leur santé intestinale de façon proactive, afin d’individualiser prévention et restauration.

Pour approfondir ce type d’investigation, vous pouvez explorer une ressource spécifique et non commerciale : un test du microbiome basé sur un prélèvement fécal, fournissant des informations sur la diversité et la présence de bactéries d’intérêt. Ce type d’outil aide à comprendre, pas à poser un diagnostic médical.

6. Quand et pourquoi réaliser un test de microbiome ? : guide décisionnel

6.1 Situations où le test du microbiome se justifie

Un test est à envisager lorsque :


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  • Les symptômes digestifs persistent malgré des mesures hygiéno-diététiques raisonnables (alimentation plus végétale, réduction des ultra-transformés, somnolence corrigée).
  • Les approches génériques (prébiotiques, probiotiques « standards ») donnent des résultats mitigés ou fluctuants.
  • Vous souhaitez valider/infirmer des hypothèses (manque de productrices de butyrate, surreprésentation d’opportunistes) afin d’ajuster la stratégie.
  • Vous avez un historique d’antibiothérapies, d’infections digestives répétées, ou de prises prolongées d’IPP/AINS.

Il est pertinent de coupler le test à un bilan clinique pour exclure des pathologies organiques, et d’échanger avec un professionnel formé à l’interprétation des résultats.

6.2 Avantages d’un diagnostic précis dans la restauration de la microbiote

  • Réduire les conjectures : éviter des régimes inutilement restrictifs, ou des suppléments inadaptés.
  • Optimiser l’intervention : choisir les aliments fermentescibles les plus pertinents, les souches probiotiques ciblées, et l’ordre des étapes (apaiser, réintroduire, consolider).
  • Mesurer les progrès : observer l’évolution microbiologique en parallèle de la clinique pour ancrer durablement les améliorations.

Si vous envisagez ce type d’investigation, référez-vous à une solution dédiée telle qu’un kit d’analyse de la flore intestinale. L’objectif est d’apporter de la clarté et de la personnalisation, sans se substituer au suivi médical quand il est nécessaire.

7. Conclusion : comprendre sa microbiote pour agir efficacement

Restaurer la microbiote intestinale, c’est restaurer une fonction : digestion efficace, muqueuse résiliente, immunité modulée, production d’AGCC, tolérance alimentaire. Les piliers sont connus (fibres variées, polyphénols, aliments fermentés, stabilité du mode de vie), mais l’implémentation réussie exige d’écouter ses signaux et, quand les symptômes persistent ou que l’incertitude demeure, d’explorer l’écosystème lui-même. Un test de microbiome éclaire la démarche, aide à prioriser, à doser et à suivre l’évolution dans le temps. La personnalisation est la voie la plus sûre vers une récupération digestive durable et adaptée à votre biologie unique.

Appel à l’action

Si vous souhaitez aller au-delà des généralités et comprendre votre écosystème intestinal, explorez la possibilité d’une analyse du microbiome intestinal. Elle peut constituer un repère objectif pour adapter, affiner et faire évoluer vos stratégies, dans une démarche éclairée, durable et respectueuse de votre singularité biologique.

Points-clés à retenir

  • La microbiote intestinale influence la digestion, l’immunité, l’inflammation, l’énergie et l’humeur.
  • Les symptômes seuls ne révèlent pas toujours la cause réelle ; une même plainte peut avoir des origines différentes.
  • La variabilité individuelle du microbiome impose une stratégie personnalisée et évolutive.
  • Les piliers de la restauration : fibres variées, prébiotiques, aliments fermentés, sommeil, gestion du stress, activité physique.
  • Introduire progressivement prébiotiques et fermentés améliore la tolérance et la durabilité des effets.
  • Un test de microbiome objectivise la diversité et l’équilibre entre bactéries bénéfiques et opportunistes.
  • Les données issues des tests aident à choisir les bons aliments et souches probiotiques, au bon moment.
  • L’état nutritionnel (vitamine D, zinc, etc.) et le profil lipidique influencent la barrière intestinale.
  • La prudence vis-à-vis des médicaments impactant la microbiote se discute toujours avec un professionnel.
  • La récupération de la santé intestinale s’obtient par itérations mesurées, pas par solutions expresses.

Questions – Réponses

1) Combien de temps faut-il pour restaurer la microbiote intestinale ?

La durée varie fortement selon l’historique, l’alimentation, le stress, les médicaments et l’état initial de la diversité. Des améliorations peuvent apparaître en quelques semaines, mais une restauration durable se mesure souvent sur 2 à 6 mois, voire plus.

2) Les probiotiques suffisent-ils à rétablir l’équilibre ?

Les probiotiques peuvent aider, mais ils ne remplacent pas une alimentation riche en substrats fermentescibles. Leur efficacité dépend des souches, des doses, de la durée et du contexte individuel ; ils sont plus efficaces lorsqu’ils s’inscrivent dans une stratégie globale.

3) Les aliments fermentés conviennent-ils à tout le monde ?

Beaucoup de personnes en tirent bénéfice, mais certains profils très sensibles peuvent ressentir au début des inconforts. Introduisez-les graduellement et observez la tolérance ; un ajustement du type et de la quantité est parfois nécessaire.

4) Les antibiotiques détruisent-ils irrémédiablement la microbiote ?

Les antibiotiques modifient l’écosystème, parfois de façon marquée. Cependant, la microbiote possède une capacité de résilience, surtout si l’on soutient sa restauration par des fibres, prébiotiques, fermentés et une hygiène de vie adaptée.

5) Comment savoir si j’ai besoin d’un test du microbiome ?

Si vos symptômes persistent malgré des ajustements raisonnables, ou si vous souhaitez personnaliser vos interventions et en mesurer l’impact, un test peut être utile. Il ne remplace pas une évaluation médicale, mais apporte un éclairage écologique précieux.

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6) Les résultats d’un test indiquent-ils une maladie ?

Non. Les tests du microbiome décrivent un écosystème (diversité, abondances relatives, fonctions présumées), mais ils ne posent pas un diagnostic de maladie. Ils doivent &ecave;tre interprétés à la lumière de la clinique.

7) Qu’est-ce que le butyrate et pourquoi est-il important ?

Le butyrate est un acide gras à chaîne courte, produit par certaines bactéries à partir des fibres. Il nourrit les cellules du côlon, renforce la barrière intestinale et exerce des effets anti-inflammatoires locaux et systémiques.

8) Dois-je éliminer complètement le gluten ou les produits laitiers pour restaurer ma microbiote ?

Pas nécessairement. En l’absence de maladie cœliaque ou d’allergie avérée, on préfère des ajustements ciblés et progressifs. Des régimes très restrictifs peuvent réduire la diversité microbienne à long terme.

9) Les régimes pauvres en FODMAPs sont-ils recommandés pour tous ?

Non. Ils peuvent aider certains profils à court terme, mais ils ne conviennent pas à tout le monde et ne sont pas destinés à durer. L’objectif reste la réintroduction graduelle pour restaurer diversité et tolérance.

10) L’exercice physique influence-t-il la microbiote ?

Oui. Une activité régulière et modérée est associée à une meilleure diversité microbienne et à une régulation immunitaire plus fine. L’excès ou le surentraînement peuvent au contraire être stressants pour l’organisme.

11) Les édulcorants artificiels affectent-ils l’écosystème intestinal ?

Certaines données suggèrent que des édulcorants artificiels pourraient modifier la composition microbienne chez certaines personnes. Il est prudent d’en limiter l’usage si vous travaillez à restaurer votre équilibre intestinal.

12) À quelle fréquence faut-il refaire un test du microbiome ?

Tout dépend de vos objectifs. Après des changements majeurs (8–12 semaines), un contrôle permet d’évaluer l’impact et d’ajuster. Ensuite, la fréquence peut être espacée selon la stabilité clinique et les projets de maintenance.

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