Régime carnivore et microbiote : de quoi parle-t-on ?
Le régime carnivore repose principalement, voire exclusivement, sur des aliments d’origine animale. Selon sa version, il peut inclure de la viande, du poisson, des œufs et parfois des produits laitiers, tout en excluant les fruits, les légumes, les légumineuses, les céréales, les noix et les graines. Cette forte restriction modifie les sources de nutriments et de substrats disponibles pour les microbes intestinaux.
Le terme « carnibiome », contraction informelle de « carnivore » et de « microbiome », désigne parfois l’étude ou la discussion de ces effets. Ce n’est pas une catégorie scientifique standardisée ni un diagnostic médical.
Le microbiote intestinal est l’ensemble des micro-organismes qui vivent dans le tube digestif. Il interagit avec l’alimentation et participe notamment à la fermentation de certains glucides et fibres. La composition du microbiote varie d’une personne à l’autre : un changement alimentaire peut donc avoir des effets différents selon les individus.
Ce que les études peuvent montrer
Les chercheurs peuvent analyser les micro-organismes présents dans un échantillon, leurs gènes ou certains métabolites. Ces analyses apportent des informations sur la composition ou les fonctions potentielles du microbiote, mais ne permettent pas, à elles seules, de diagnostiquer une maladie ni de prédire avec certitude la réaction d’une personne à un régime.
Les données spécifiques au régime carnivore restent limitées. Les observations sur d’autres régimes riches en protéines ou pauvres en glucides ne prouvent pas que le régime carnivore produit les mêmes effets, et les témoignages ne remplacent pas des essais cliniques contrôlés.