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Signes d’inflammation de l’intestin : reconnaître les MICI

Les signes d’inflammation de l’intestin peuvent inclure une diarrhée persistante, des douleurs abdominales, du sang dans les selles, une fatigue inhabituelle ou une perte de poids. Ces symptômes peuvent avoir plusieurs causes et ne suffisent pas à établir un diagnostic. Cet article explique les principales MICI, leurs différences, les examens médicaux utilisés et les mesures prudentes à prendre en attendant un avis professionnel.
What are the red flags for inflammatory bowel disease

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Les principaux signes d’inflammation de l’intestin sont une diarrhée persistante, des douleurs abdominales, du sang ou du mucus dans les selles, une fatigue inhabituelle et parfois une perte de poids. Ils peuvent évoquer une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, ou MICI, comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, mais aussi d’autres troubles digestifs. Seul un professionnel de santé peut en déterminer la cause.

Ce guide présente les symptômes à surveiller, les différences entre les deux principales MICI, les examens utilisés pour poser un diagnostic et les solutions médicales disponibles. Il explique également ce que l’on sait du microbiome intestinal, sans présenter un test du microbiote comme un outil de diagnostic.

Que sont les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ?

Les MICI sont des maladies chroniques caractérisées par une inflammation du tube digestif qui évolue généralement par périodes de poussée et de rémission. Les deux formes principales sont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, aussi appelée RCH.


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  • La maladie de Crohn peut toucher n’importe quelle partie du tube digestif, de la bouche à l’anus. L’inflammation peut atteindre plusieurs couches de la paroi digestive et concerner des segments séparés par des zones non inflammatoires.
  • La rectocolite hémorragique concerne le rectum et le côlon. L’inflammation débute habituellement au rectum et s’étend de façon continue, en touchant principalement la muqueuse.

Les MICI ne sont pas contagieuses. Leur origine est probablement multifactorielle et peut associer des prédispositions génétiques, des facteurs environnementaux, une réponse immunitaire inadaptée et des interactions avec le microbiome intestinal. Le terme maladie auto-immune est parfois employé, mais les mécanismes sont plus complexes.

Quels sont les signes d’une inflammation de l’intestin ?

Les symptômes varient selon la maladie, la zone digestive concernée et l’intensité de l’inflammation. Les cinq signes les plus souvent surveillés sont les suivants :

  1. Une diarrhée qui persiste, parfois avec des selles fréquentes ou qui surviennent la nuit.
  2. Des douleurs abdominales ou des crampes, récurrentes ou associées aux selles.
  3. Du sang ou du mucus dans les selles, particulièrement fréquent lors de certaines poussées de RCH, mais qui nécessite toujours un avis médical.
  4. Une fatigue inhabituelle, qui peut être liée à l’inflammation, à une anémie ou à des apports insuffisants.
  5. Une perte de poids involontaire ou une diminution durable de l’appétit.

Autres symptômes digestifs possibles

  • Besoin urgent d’aller à la selle ou difficulté à se retenir
  • Impression d’avoir besoin d’aller à la selle même après être allé aux toilettes
  • Ballonnements ou inconfort abdominal
  • Nausées, parfois vomissements
  • Lésions ou douleurs autour de l’anus, notamment dans la maladie de Crohn

Manifestations générales et extra-digestives

Une MICI peut aussi s’accompagner de symptômes qui ne concernent pas directement l’intestin, par exemple :


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  • Fièvre, surtout lorsqu’elle s’accompagne d’autres signes
  • Douleurs ou gonflements articulaires
  • Aphtes buccaux récidivants
  • Certaines manifestations cutanées, comme un érythème noueux
  • Rougeur ou douleur oculaire nécessitant une évaluation rapide

Ces signes ne sont pas spécifiques des MICI. Une infection, une intolérance, certains médicaments ou d’autres maladies digestives peuvent produire des symptômes similaires.

Comment différencier une MICI du syndrome de l’intestin irritable ?

Le syndrome de l’intestin irritable, ou SII, peut provoquer des douleurs abdominales, des ballonnements, de la diarrhée ou de la constipation, mais il n’est pas défini par une inflammation ou des lésions visibles du tube digestif. La présence de sang dans les selles, d’une fièvre, d’une perte de poids involontaire, de symptômes nocturnes ou d’une fatigue importante doit conduire à consulter plutôt qu’à s’auto-diagnostiquer un SII.

Cette distinction ne peut pas être faite uniquement à partir des symptômes. Le médecin peut proposer des analyses et, si nécessaire, des examens digestifs pour rechercher une inflammation ou une autre cause.

Maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique : quelles différences ?

Les symptômes se recoupent, mais certaines caractéristiques peuvent orienter le bilan :

  • Dans la maladie de Crohn, l’inflammation peut toucher différentes zones du tube digestif, parfois de manière discontinue. Des douleurs abdominales, une diarrhée, une atteinte de l’intestin grêle ou des problèmes anaux peuvent être observés.
  • Dans la rectocolite hémorragique, l’atteinte concerne le côlon et le rectum. La diarrhée sanglante, l’urgence et les envies fréquentes d’aller à la selle sont fréquentes lors d’une poussée.

Ces éléments ne permettent pas de confirmer une maladie. Le diagnostic repose sur l’ensemble des informations cliniques, biologiques, endoscopiques et radiologiques.

Quand consulter pour des signes d’inflammation intestinale ?

Prenez rendez-vous avec un médecin si une diarrhée, des douleurs abdominales ou une modification persistante des selles durent plusieurs jours ou semaines, s’aggravent ou perturbent votre quotidien. Consultez également en cas de :

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  • sang ou selles noires dans les selles ;
  • diarrhée qui réveille la nuit ;
  • perte de poids involontaire ;
  • fièvre persistante ou fatigue marquée ;
  • antécédents familiaux de MICI ;
  • douleurs ou écoulements autour de l’anus.

Demandez rapidement une aide médicale en cas de saignement important, de douleur abdominale intense, de vomissements répétés, de ventre très gonflé, de malaise, de fièvre élevée ou de signes de déshydratation comme des étourdissements et une diminution importante des urines.

Comment diagnostique-t-on une MICI ?

Le médecin commence par recueillir les symptômes, leur durée, leur évolution, les antécédents et les traitements pris. Le bilan peut comprendre :

  • des analyses sanguines, notamment pour rechercher une anémie ou des marqueurs d’inflammation tels que la CRP ;
  • une analyse des selles, dont la calprotectine fécale peut aider à évaluer la présence d’une inflammation intestinale ;
  • une coloscopie avec prélèvements, selon la situation ;
  • une imagerie comme l’IRM ou le scanner dans certains cas.

Aucun symptôme isolé, résultat de test à domicile ou test du microbiote ne suffit à confirmer ou à exclure une MICI. N’arrêtez pas un traitement prescrit sans en parler à votre médecin.

Comment soigner ou calmer une inflammation de l’intestin ?

Le traitement d’une MICI est médical et personnalisé. Selon le diagnostic et l’activité de la maladie, le gastro-entérologue peut proposer des médicaments anti-inflammatoires, des immunomodulateurs, des biothérapies ou, dans certaines situations, une intervention chirurgicale. L’objectif est de contrôler l’inflammation et de limiter les complications, avec un suivi adapté.

L’alimentation ne guérit pas une MICI et il n’existe pas de régime universel pour désenflammer l’intestin. Pour mieux tolérer les repas, certaines personnes peuvent avoir intérêt à :


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  • noter les aliments et les symptômes afin d’identifier des tendances personnelles ;
  • maintenir une alimentation aussi variée que possible, en adaptant les fibres à la tolérance et aux recommandations médicales ;
  • privilégier des portions plus petites et une hydratation suffisante si les repas copieux aggravent l’inconfort ;
  • éviter les aliments ou boissons qui déclenchent clairement des symptômes, sans multiplier les exclusions sans accompagnement ;
  • demander conseil à un diététicien formé aux maladies digestives.

Les probiotiques, les prébiotiques et les compléments alimentaires ne conviennent pas à tout le monde et ne remplacent pas un traitement médical. Discutez-en avec un professionnel de santé, en particulier pendant une poussée ou en cas de traitement en cours.

Quel est le rôle du microbiome intestinal ?

Le microbiome intestinal regroupe les micro-organismes qui vivent dans le tube digestif. Chez les personnes atteintes de MICI, des différences de composition et de diversité microbiennes sont souvent observées. Elles sont étudiées en lien avec la barrière intestinale et la réponse immunitaire.

Ces associations ne prouvent pas qu’un déséquilibre du microbiome est la cause unique de la maladie, ni qu’il suffit de le modifier pour traiter une MICI. Le microbiome peut être influencé par l’alimentation, les médicaments, les infections et de nombreux autres facteurs.

Que peut apporter un test du microbiote ?

Un test d’analyse du microbiome intestinal fournit une photographie de certains micro-organismes présents dans les selles au moment du prélèvement. Il ne permet pas de diagnostiquer une MICI, de mesurer à lui seul l’inflammation ou de remplacer une coloscopie et les analyses prescrites.

Ses résultats peuvent éventuellement servir de support à une réflexion sur l’hygiène de vie ou l’alimentation, à discuter avec un professionnel de santé. Ils doivent être interprétés avec prudence, car le microbiome varie dans le temps et les liens entre sa composition et les symptômes ne permettent pas toujours de tirer une conclusion individuelle.

Questions fréquentes

Quels sont les signes d’une inflammation de l’intestin ?

Les signes possibles sont une diarrhée persistante, des douleurs abdominales, du sang ou du mucus dans les selles, une fatigue inhabituelle, une perte de poids, de la fièvre ou des symptômes nocturnes. Ils ne sont pas spécifiques et justifient un avis médical lorsqu’ils persistent, s’aggravent ou sont importants.

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Comment soigner une inflammation de l’intestin ?

La prise en charge dépend de la cause. En cas de MICI, elle repose sur un traitement médical personnalisé et un suivi par un médecin, souvent avec un gastro-entérologue. L’alimentation peut aider à mieux gérer certains symptômes, mais elle ne remplace pas le traitement de l’inflammation.

Comment désenflammer son intestin naturellement ?

Il n’existe pas de méthode naturelle universelle démontrée pour traiter une inflammation intestinale. Une alimentation adaptée à la tolérance, une hydratation suffisante et un accompagnement professionnel peuvent soutenir le confort digestif, mais des symptômes évocateurs nécessitent d’abord un bilan médical.

Quels sont les cinq signes d’une inflammation intestinale ?

Les cinq signes souvent cités sont la diarrhée persistante, les douleurs abdominales, le sang ou le mucus dans les selles, la fatigue inhabituelle et la perte de poids involontaire. Cette liste n’est pas un outil de diagnostic : seul un professionnel peut identifier la cause des symptômes.

Quelle maladie immunitaire peut toucher l’intestin ?

La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique sont les principales maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Leur mécanisme implique le système immunitaire, mais leur origine est multifactorielle et elles ne doivent pas être diagnostiquées uniquement à partir de symptômes.

À retenir : du sang dans les selles, une diarrhée persistante, une perte de poids, une fièvre ou des symptômes nocturnes méritent une évaluation médicale. Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

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