Microbiote et TDAH : ce que la science révèle en 2026
Le lien entre microbiome et TDAH attire l’attention parce que l’intestin et le cerveau communiquent par plusieurs voies biologiques. Cet article présente ce que les recherches récentes suggèrent sur le microbiote intestinal, l’inflammation, les métabolites microbiens, l’alimentation et les médicaments du TDAH. Vous découvrirez aussi pourquoi une association statistique ne prouve pas une causalité, ce que les tests fécaux peuvent réellement mesurer et quelles habitudes soutiennent la santé globale sans remplacer le diagnostic ni les traitements validés.
Microbiome et TDAH : pourquoi cette recherche intéresse-t-elle autant ?
Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, ou TDAH, est un trouble neurodéveloppemental complexe. Les chercheurs étudient désormais l’axe intestin-cerveau pour déterminer si la composition et l’activité du microbiote pourraient être associées à certains aspects du développement neurologique, de l’immunité, du métabolisme ou du comportement. Cette piste complète les recherches sur la génétique, les circuits cérébraux et l’environnement ; elle ne les remplace pas.
Il faut distinguer trois niveaux de preuve. Une association signifie qu’une différence est observée plus souvent chez des personnes avec TDAH. Un mécanisme plausible décrit une voie biologique qui pourrait relier deux phénomènes, par exemple les acides gras à chaîne courte et l’immunité. Une causalité démontrée nécessiterait des études contrôlées, reproductibles et capables de montrer qu’une modification précise du microbiome change durablement les symptômes.
Les travaux disponibles concernent surtout les enfants et les adolescents, avec des effectifs souvent modestes. Les résultats sont variables selon l’âge, l’alimentation, le lieu de résidence, les médicaments, les antibiotiques et les méthodes de séquençage. Chez l’adulte, les données sont encore plus limitées. Le microbiote ne constitue donc ni une cause unique du TDAH, ni un traitement établi.
Comprendre le TDAH et la place actuelle du diagnostic
Le TDAH peut se manifester par une difficulté persistante à maintenir l’attention, une tendance à l’impulsivité et, chez certaines personnes, une hyperactivité motrice ou intérieure. Les signes doivent s’inscrire dans la durée, apparaître dans plusieurs contextes et entraîner une gêne réelle dans les apprentissages, le travail, les relations ou l’organisation quotidienne. Leur expression varie selon l’âge, le sexe, les attentes de l’environnement et les stratégies développées.
Des troubles du sommeil, de l’anxiété, une dépression, des difficultés d’apprentissage, un stress chronique ou certaines maladies peuvent produire des symptômes qui ressemblent à ceux du TDAH. Les ballonnements, la constipation, la diarrhée, les douleurs abdominales ou une alimentation déséquilibrée ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier un TDAH. De même, une prétendue dysbiose ne confirme pas un trouble neurodéveloppemental.
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Le diagnostic repose sur une évaluation clinique multidimensionnelle : entretien, histoire développementale, informations provenant de plusieurs milieux et recherche de troubles associés. Des questionnaires peuvent structurer l’évaluation, mais ils ne remplacent pas le jugement d’un professionnel qualifié. La prise en charge peut associer psychoéducation, aménagements scolaires ou professionnels, interventions comportementales et médicaments lorsque cela est indiqué.
L’axe intestin-cerveau : comment communiquent l’intestin et le cerveau ?
L’axe intestin-cerveau désigne un réseau de communications réciproques entre le tube digestif, le système nerveux, le système immunitaire, le métabolisme et le cerveau. Le nerf vague transmet notamment des informations provenant de l’intestin, tandis que le cerveau influence la motricité, les sécrétions et la sensibilité digestives. Cette communication est réelle, mais elle ne signifie pas qu’une modification intestinale explique automatiquement un symptôme comportemental.
Le microbiote participe à l’éducation du système immunitaire et transforme des composants alimentaires en molécules biologiquement actives. Les acides gras à chaîne courte, comme l’acétate, le propionate et le butyrate, peuvent influencer des cellules immunitaires et la barrière intestinale. Leur rôle cérébral fait l’objet d’études, mais un mécanisme observé en laboratoire ou chez l’animal ne prédit pas nécessairement un bénéfice clinique chez une personne avec TDAH.
Le stress mobilise l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, ou axe HPA, qui régule notamment le cortisol. Le stress chronique, le sommeil insuffisant et les changements alimentaires peuvent modifier la motricité intestinale et l’écologie microbienne. En retour, les signaux digestifs peuvent influencer la réponse au stress. Les liens évoqués avec la dopamine, la sérotonine et d’autres neurotransmetteurs sont indirects et ne permettent pas de déduire le niveau de ces substances dans le cerveau à partir d’un échantillon de selles.
Que montrent les études sur le microbiome et le TDAH ?
Certaines études observent une diversité microbienne différente chez des enfants avec TDAH, ou une abondance relative modifiée de certains groupes bactériens. Les travaux ont notamment examiné Bifidobacterium, Bacteroides, Faecalibacterium et Lactobacillus. Toutefois, les résultats ne sont pas constants : un taxon peut être plus abondant dans une cohorte et moins abondant dans une autre.
Le terme « dysbiose » est utilisé pour décrire une modification de la composition ou de la fonction microbienne par rapport à un état de référence. Il peut être utile pour formuler une hypothèse de recherche, mais il ne désigne pas une maladie unique avec un seuil universel. Le microbiome humain varie naturellement et aucune proportion idéale de bactéries ne s’applique à tout le monde.
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L’âge, le régime alimentaire, la région géographique, le poids, les infections récentes, les antibiotiques, la constipation et les médicaments peuvent influencer les résultats. Les habitudes familiales et le niveau d’activité physique jouent également un rôle. Ces facteurs rendent difficile la comparaison entre études et expliquent pourquoi aucun profil microbien universel du TDAH n’a été validé.
Un résultat statistique ne signifie pas qu’une bactérie provoque l’inattention ou l’impulsivité. Le TDAH pourrait influencer indirectement l’alimentation, le sommeil, l’activité physique ou la prise de médicaments, lesquels modifieraient ensuite le microbiome. Il est aussi possible que certains facteurs environnementaux agissent sur les deux. Des études longitudinales, menées sur plusieurs années, sont nécessaires pour mieux établir la chronologie.
Mécanismes biologiques envisagés entre microbiote et TDAH
Les acides gras à chaîne courte sont étudiés pour leur rôle potentiel dans la régulation des cellules immunitaires, de la muqueuse intestinale et de certains processus métaboliques. Une alimentation riche en fibres fermentescibles peut favoriser leur production chez certaines personnes. Cependant, leur concentration dans les selles ne reflète pas nécessairement leur production totale ni leur utilisation par l’organisme.
La perméabilité intestinale décrit le passage contrôlé de substances à travers la paroi digestive. Une augmentation de cette perméabilité est étudiée dans plusieurs troubles, mais l’expression populaire « intestin perméable » est souvent utilisée de manière trop générale. Les hypothèses reliant perméabilité intestinale, barrière hémato-encéphalique et neuroinflammation dans le TDAH restent exploratoires et ne fournissent pas de test diagnostique.
Les bactéries intestinales peuvent produire ou transformer des molécules qui participent indirectement au métabolisme de précurseurs de neurotransmetteurs. Cela ne revient pas à dire qu’elles déterminent la dopamine cérébrale. Le développement neurologique résulte d’interactions entre gènes, maturation cérébrale, environnement, sommeil, nutrition, stress et expériences de vie. Le microbiome pourrait être l’un des nombreux modulateurs, plutôt qu’un facteur isolé.
Enfants et adultes : des données difficilement comparables
La majorité des recherches porte sur le TDAH pédiatrique, en partie parce que les études s’intéressent au développement précoce et aux premières années de vie. Or le microbiome change rapidement pendant l’enfance et l’adolescence, sous l’influence de la diversification alimentaire, des infections, de la puberté et de l’exposition aux médicaments. Une observation chez un enfant ne peut donc pas être transposée directement à un adulte.
Chez l’adulte avec TDAH, les recherches sont moins nombreuses et souvent hétérogènes. Le vieillissement, le stress professionnel, le sommeil, l’alimentation, l’alcool, le tabac, les troubles digestifs et les maladies métaboliques peuvent modifier le microbiome. Les adultes peuvent aussi avoir reçu plusieurs traitements ou antibiotiques au cours de leur vie, ce qui complique l’identification d’une relation spécifique avec le TDAH.
Il manque encore des études suivant les mêmes participants de l’enfance à l’âge adulte, avec des mesures standardisées des symptômes, de l’alimentation, du sommeil et des traitements. Cette approche permettrait de distinguer les caractéristiques liées au développement de celles qui sont associées à un mode de vie ou à une comorbidité.
Alimentation, prébiotiques et aliments fermentés : que peut-on conclure ?
La qualité globale de l’alimentation influence la santé métabolique et offre au microbiote une diversité de substrats. Une alimentation variée peut inclure progressivement légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, noix et graines, selon la tolérance digestive. Les fibres prébiotiques sont utilisées par certaines bactéries et peuvent favoriser la production d’acides gras à chaîne courte, mais une augmentation rapide peut aggraver ballonnements ou douleurs.
Les aliments fermentés, comme certains yaourts contenant des cultures vivantes, le kéfir, la choucroute ou le kimchi, peuvent apporter des microorganismes ou des composés issus de la fermentation. Les études générales sur la santé intestinale sont intéressantes, mais les données spécifiques au TDAH restent insuffisantes pour recommander un aliment comme intervention thérapeutique. La tolérance, la teneur en sel et les préférences individuelles doivent être prises en compte.
Les oméga-3 sont étudiés dans le TDAH, avec des résultats parfois modestes et variables. Une association entre alimentation de meilleure qualité et symptômes moins marqués ne prouve pas qu’un aliment ou un nutriment traite le trouble. Les produits ultra-transformés, les boissons sucrées et certains additifs peuvent être pertinents à examiner au cas par cas, sans établir une règle d’exclusion universelle.
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Probiotiques, prébiotiques et transplantation fécale : où en est la preuve ?
Les essais sur les probiotiques dans le TDAH sont peu nombreux et leurs résultats ne permettent pas de conclure à une efficacité générale. Les effets dépendent de la souche, de la dose, de la durée, de l’âge, de l’alimentation et du profil de santé. Modifier un marqueur de composition microbienne ne signifie pas nécessairement améliorer l’attention, l’impulsivité ou le fonctionnement quotidien.
Les prébiotiques sont encore moins documentés dans ce contexte. Ils peuvent modifier la fermentation intestinale, mais l’effet digestif varie selon le produit et la sensibilité de la personne. Les compléments alimentaires peuvent aussi interagir avec des traitements ou être inadaptés en cas d’immunodépression, de maladie chronique ou de symptômes digestifs inexpliqués. Un professionnel peut aider à évaluer leur intérêt réel.
La transplantation de microbiote fécal est une intervention médicale utilisée dans certaines infections intestinales bien définies. Dans le TDAH, elle demeure expérimentale et ne constitue pas un traitement standard. Elle comporte des risques infectieux et des incertitudes à long terme. Les promesses commerciales présentant des probiotiques ou des cures intestinales comme une solution au TDAH dépassent actuellement les preuves disponibles.
Médicaments du TDAH et microbiome : une relation potentiellement bidirectionnelle
Les premières recherches explorent l’influence possible des psychostimulants sur la composition bactérienne. Des travaux précliniques ou observationnels ont soulevé des hypothèses concernant le méthylphénidate et les amphétamines, mais les données humaines restent insuffisantes pour déterminer un effet constant, cliniquement important et indépendant de l’alimentation ou du sommeil.
La relation pourrait aussi être inversée : le microbiome pourrait théoriquement influencer certains processus d’absorption, de métabolisme ou de réponse aux médicaments. Cette possibilité ne permet pas encore d’ajuster un traitement à partir d’un test fécal. Les effets indirects des médicaments sur l’appétit, le transit, les horaires des repas et le sommeil sont probablement plus importants à considérer dans de nombreuses situations.
Une personne ne devrait pas réduire, interrompre ou remplacer un médicament du TDAH pour modifier son microbiome. En cas de perte d’appétit importante, de constipation, de douleurs digestives, d’insomnie ou d’autres effets indésirables, il est préférable de contacter le prescripteur. Un ajustement médical peut être envisagé sans tirer de conclusion hâtive sur les bactéries intestinales.
Sommeil, stress, activité physique et antibiotiques
Les troubles du sommeil sont fréquents dans le TDAH et peuvent aggraver l’attention, l’irritabilité et la régulation émotionnelle. Le sommeil et le microbiome s’influencent probablement par des voies métaboliques, hormonales et comportementales. Une routine régulière, une durée de sommeil adaptée et une évaluation des troubles persistants peuvent donc soutenir la santé globale, même sans modifier directement un profil microbien.
Le stress chronique active l’axe HPA et peut changer la motricité digestive, l’appétit et la perception des symptômes. L’activité physique régulière est associée à de nombreux bénéfices cardiovasculaires et psychologiques, et certaines études l’associent aussi à une plus grande diversité microbienne. Ces observations ne définissent pas un traitement du TDAH, mais elles justifient une approche globale du mode de vie.
Les antibiotiques peuvent perturber temporairement ou plus durablement la composition du microbiome, selon la molécule, la durée et les caractéristiques de la personne. Ils doivent être utilisés uniquement lorsqu’ils sont prescrits. Une infection récente, un autre médicament, une constipation ou une maladie digestive peuvent constituer des facteurs de confusion majeurs dans une étude sur le lien entre santé intestinale et TDAH.
Pourquoi les symptômes ne suffisent pas à déterminer une cause
Des personnes présentant une inattention similaire peuvent avoir des facteurs sous-jacents très différents : manque de sommeil, anxiété, douleur, effets médicamenteux, carence nutritionnelle, trouble d’apprentissage ou TDAH. À l’inverse, deux personnes diagnostiquées avec un TDAH peuvent avoir des habitudes alimentaires, des microbiomes, des comorbidités et des réponses aux traitements très différents.
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La digestion, la physiologie, le système immunitaire, le stress, l’activité physique, les médicaments et l’écologie microbienne interagissent. Une liste générale de symptômes ne permet pas de distinguer ces influences. Par exemple, la constipation peut être liée à l’alimentation, à un traitement, à un trouble fonctionnel ou à une maladie nécessitant une évaluation. Elle ne prouve pas une dysbiose ni un lien avec l’attention.
Les informations sur le microbiome peuvent éventuellement ajouter un contexte éducatif à une discussion sur la nutrition ou la santé digestive. Elles ne déterminent pas la cause d’un TDAH et ne remplacent ni l’examen clinique ni les analyses médicales indiquées. Des symptômes persistants, sévères, qui s’aggravent ou s’accompagnent de sang dans les selles, fièvre, amaigrissement ou douleur importante doivent être évalués rapidement.
Tests du microbiome : quelles informations peuvent-ils réellement apporter ?
Une analyse fécale du microbiome peut examiner les microorganismes détectés, leur abondance relative et certaines mesures de diversité. Selon la méthode, elle peut aussi estimer des voies fonctionnelles ou un potentiel de production de molécules. Elle ne mesure pas toujours les métabolites eux-mêmes : une analyse taxonomique n’équivaut pas à un dosage direct des acides gras à chaîne courte dans les selles.
Un dosage fécal direct des acides gras à chaîne courte mesure les composés présents dans l’échantillon, tandis qu’une analyse fonctionnelle estime parfois la capacité théorique de microorganismes à participer à certaines voies. Production potentielle et concentration fécale ne sont donc pas identiques. Les résultats peuvent offrir des pistes liées à la nutrition, mais leur interprétation individuelle reste limitée.
Les selles représentent une photographie partielle du microbiome, surtout de la partie éliminée, et non l’ensemble des microorganismes présents dans chaque segment intestinal. Les résultats dépendent de la méthode de séquençage, de l’analyse bioinformatique, des bases de référence, du prélèvement et de sa conservation. Les intervalles dits « normaux » ne sont pas universels pour le TDAH.
Avant de choisir une analyse, il est utile de demander ce qui est mesuré, quelle méthode est utilisée, si les résultats sont validés cliniquement et qui les interprète. Il faut aussi vérifier si les conclusions distinguent composition, fonction et métabolites. Un résultat devrait être discuté avec un professionnel, sans guider seul un régime d’exclusion, un complément ou une modification de traitement. Pour une approche éducative du microbiome intestinal, le contexte individuel reste essentiel.
Vers une médecine plus personnalisée de l’axe intestin-cerveau
Les recherches futures pourraient combiner génomique, métabolomique, transcriptomique, données alimentaires et mesures cliniques. Cette approche multi-omique cherche moins une bactérie responsable qu’un ensemble de profils biologiques susceptibles d’interagir avec les gènes, l’environnement et les traitements. Elle pourrait mieux tenir compte de la diversité des présentations du TDAH.
Des études longitudinales et des essais cliniques plus vastes devront utiliser des méthodes standardisées et mesurer des résultats utiles : fonctionnement quotidien, qualité du sommeil, symptômes évalués par des professionnels et effets indésirables. Il faudra également distinguer les changements du microbiome réellement pertinents de ceux qui sont simplement associés à une alimentation, un médicament ou une maladie concomitante.
La médecine personnalisée fondée sur le microbiome est donc une perspective, non une pratique établie pour le TDAH. Elle pourrait un jour aider à mieux comprendre certains sous-groupes, mais les bénéfices devront être démontrés par des essais contrôlés. Un test commercial isolé ne constitue pas une version précoce de cette médecine personnalisée.
Ce qu’il faut retenir pour les personnes avec TDAH et leurs proches
- Le microbiome est une piste de recherche prometteuse, mais il n’explique pas à lui seul le TDAH.
- Les associations observées ne démontrent pas que la dysbiose provoque les symptômes.
- Il n’existe pas de signature microbienne universelle ni de test diagnostique du TDAH.
- Une alimentation variée, l’activité physique, le sommeil et une hydratation adaptée soutiennent la santé globale.
- Les fibres doivent être augmentées progressivement si elles aggravent les ballonnements ou l’inconfort.
- Les probiotiques, prébiotiques et régimes d’exclusion n’ont pas tous le même niveau de preuve.
- Un médicament du TDAH ne doit pas être arrêté ou modifié sans avis du prescripteur.
- Un test du microbiome peut informer, mais il doit être interprété avec prudence et contexte clinique.
Questions fréquentes sur le microbiote et le TDAH
Le microbiome intestinal peut-il provoquer le TDAH ?
Non, les recherches ne démontrent pas que le microbiome provoque le TDAH. Certaines études observent des associations chez des personnes, surtout des enfants, mais le trouble résulte probablement d’interactions complexes entre génétique, développement neurologique et environnement. Le microbiote pourrait moduler certains mécanismes sans constituer une cause unique.
Existe-t-il un régime alimentaire recommandé pour le TDAH ?
Aucune alimentation universelle ne guérit ni ne traite à elle seule le TDAH. Une alimentation variée, suffisamment nourrissante et adaptée aux besoins peut soutenir la santé, le sommeil et l’énergie. Les régimes d’élimination doivent être encadrés, car ils peuvent être contraignants et entraîner des apports insuffisants.
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Il n’existe pas de liste scientifiquement validée de quatre aliments à éviter par toutes les personnes avec TDAH. Les boissons très sucrées, les produits ultra-transformés, certains colorants ou additifs peuvent être examinés individuellement, mais les données sont nuancées. Une exclusion systématique peut être inutile ou déséquilibrer l’alimentation.
Les probiotiques améliorent-ils les symptômes du TDAH ?
Les résultats des études sur les probiotiques restent limités et variables. Les effets éventuels dépendent de la souche, de la durée, de la dose et du profil de la personne. Ils ne doivent pas être considérés comme un traitement établi du TDAH, ni remplacer une prise en charge évaluée médicalement.
Les médicaments du TDAH, comme l’Adderall, modifient-ils le microbiome ?
Les données sur l’Adderall et les autres stimulants sont encore préliminaires. Des effets sur l’appétit, le sommeil, le transit ou l’alimentation peuvent indirectement influencer le microbiome, mais l’importance clinique de cette relation n’est pas établie. Il ne faut jamais arrêter ou modifier un traitement sans consulter le prescripteur.
Que font les Japonais pour traiter le TDAH ?
Au Japon, la prise en charge repose généralement sur une évaluation clinique, des médicaments autorisés comme le méthylphénidate dans certaines indications, et un accompagnement psychosocial ou éducatif. Des approches alimentaires ou traditionnelles peuvent être utilisées en complément, mais elles ne remplacent pas les traitements fondés sur des preuves.
Comment le TDAH est-il pris en charge en Chine ?
En Chine, la prise en charge peut associer médicaments, interventions psychologiques, accompagnement familial et soutien scolaire. Certaines approches traditionnelles sont étudiées ou proposées en complément, mais les preuves concernant leur effet sur le microbiome et le TDAH restent limitées. Toute plante médicinale doit être signalée au médecin.
Un test du microbiome peut-il diagnostiquer le TDAH ?
Non, aucun test du microbiome ne permet actuellement de diagnostiquer ou d’exclure un TDAH. Il peut fournir des informations exploratoires sur des microorganismes détectés, leur abondance relative ou certaines fonctions estimées. Ces données ne remplacent pas l’évaluation clinique et ne doivent pas déterminer seules un traitement.
Les aliments fermentés sont-ils utiles en cas de TDAH ?
Les aliments fermentés peuvent s’intégrer à une alimentation variée et certains apportent des cultures vivantes ou des composés de fermentation. Toutefois, leur efficacité spécifique sur les symptômes du TDAH n’est pas démontrée. La tolérance digestive, la teneur en sel, le sucre et la qualité nutritionnelle comptent davantage qu’un aliment présenté comme thérapeutique.
Faut-il prendre des prébiotiques ou faire une transplantation fécale ?
Les prébiotiques sont étudiés, mais les preuves dans le TDAH sont encore préliminaires et une augmentation rapide des fibres peut provoquer un inconfort. La transplantation de microbiote fécal est réservée à certaines indications médicales et reste expérimentale dans le TDAH. Aucune de ces approches ne constitue un traitement standard.
Conclusion : une piste prometteuse, mais encore en construction
Les liens entre microbiote intestinal et TDAH pourraient impliquer l’axe intestin-cerveau, l’immunité, les acides gras à chaîne courte, le stress et certains aspects du métabolisme des neurotransmetteurs. Pourtant, les études restent contradictoires, souvent petites et sensibles à l’âge, à l’alimentation, aux médicaments et aux méthodes de laboratoire. Les symptômes seuls ne permettent pas de déterminer une fonction microbienne ni une causalité.
Une approche utile associe diagnostic clinique, santé digestive, sommeil, stress, activité physique, alimentation et traitements validés. Un test du microbiome peut éventuellement fournir un contexte éducatif sur une composition ou une fonction estimée, mais il ne remplace pas les soins médicaux. Toute décision concernant un médicament, un complément ou un régime restrictif mérite une discussion éclairée avec des professionnels.
Termes associés
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