Marqueurs bactériens étudiés chez les athlètes
Les marqueurs du microbiome sont des organismes, des groupes de microbes ou des fonctions microbiennes mesurés dans un échantillon. Les taxons ci-dessous font l’objet de recherches, mais aucun ne constitue à lui seul un indicateur universel de bonne santé ou de niveau sportif.
Veillonella
Dans une étude publiée en 2019, Scheiman et ses collègues ont observé une augmentation de Veillonella dans des échantillons prélevés après un marathon chez certains coureurs. Des expériences complémentaires, notamment chez l’animal, ont exploré le lien entre le lactate et les produits du métabolisme de cette bactérie. Ces résultats sont intéressants, mais ne démontrent pas qu’un supplément de Veillonella améliore la performance chez les humains.
Prevotella
Prevotella est parfois observée dans les études portant sur des athlètes d’endurance. Sa présence peut aussi être liée à l’alimentation, notamment aux habitudes de consommation de glucides et de fibres. Les résultats varient entre les personnes et les études : Prevotella n’est donc pas un marqueur spécifique des sportifs ni une cible à augmenter systématiquement.
Akkermansia et bactéries productrices de butyrate
Akkermansia et plusieurs bactéries capables de produire du butyrate sont étudiées pour leur rôle potentiel dans l’écologie intestinale. Leur abondance dépend de nombreux facteurs et ne permet pas, isolément, de conclure sur la santé ou les performances d’un athlète. Les mesures de diversité ne suffisent pas non plus à établir qu’un microbiome est meilleur qu’un autre.
Profils selon le sport et l’entraînement
Les recherches ont comparé des sportifs d’endurance, des joueurs de sports collectifs, des athlètes de force et des personnes moins actives. Certaines études rapportent des différences de composition ou de diversité, mais les résultats ne forment pas de signatures fiables propres à chaque discipline. Le régime alimentaire, le volume d’entraînement, la composition corporelle et les méthodes de laboratoire peuvent influencer les comparaisons.
Les travaux de Clarke et ses collègues sur des joueurs de rugby d’élite, publiés en 2014, ont notamment décrit des différences microbiennes par rapport à des témoins. D’autres recherches, comme celle de Barton et ses collègues publiée en 2018 sur des athlètes d’élite australiens, soulignent aussi l’importance du mode de vie et de l’alimentation. Ces études apportent des observations, pas un modèle diagnostique applicable à tous les sportifs.