Quels profils bactériens sont étudiés dans les allergies ?
Les études ont observé des différences de composition du microbiote entre certains groupes de personnes avec ou sans maladie allergique. Les résultats varient selon l’âge, l’alimentation, les médicaments, l’environnement, la maladie étudiée et les méthodes d’analyse. À ce jour, aucun ensemble de bactéries intestinales ne constitue un marqueur universel permettant de diagnostiquer une allergie.
Bifidobactéries et tolérance immunitaire
Les bifidobactéries sont étudiées pour leurs interactions avec l’intestin et le système immunitaire, notamment pendant les premières étapes de la vie. Certaines recherches examinent leurs liens avec la tolérance immunitaire, mais les effets peuvent dépendre de la souche et du contexte. La présence de bifidobactéries ne garantit pas une protection contre les allergies, et leur absence ne permet pas de prédire qu’une allergie apparaîtra.
D’autres bactéries et leurs métabolites, notamment les acides gras à chaîne courte, sont également étudiés. Les associations observées chez des groupes de personnes ne signifient pas nécessairement que ces microbes provoquent ou empêchent la maladie.
Pourquoi la dysbiose pourrait-elle compter ?
Une communauté microbienne peut contribuer au développement des fonctions de la muqueuse et à la régulation immunitaire. Les chercheurs étudient si certaines modifications de cet écosystème peuvent influencer la tolérance aux allergènes ou les réponses immunitaires de type Th2. Plusieurs mécanismes restent à confirmer chez l’humain, et les résultats ne permettent pas de conclure qu’une dysbiose cause une allergie.
L’alimentation, l’âge, les antibiotiques et d’autres facteurs peuvent modifier le microbiote et compliquer l’interprétation des études. La corrélation entre une composition bactérienne et une maladie ne suffit donc pas à démontrer un lien de cause à effet.