Fibres et polyphénols : des ressources pour les microbes intestinaux
Les fibres présentes dans les végétaux ne sont pas toutes digérées dans l’intestin grêle. Certaines atteignent le côlon, où des microbes les fermentent. Ce processus peut produire des acides gras à chaîne courte, comme l’acétate, le propionate et le butyrate. Ces composés participent à différentes fonctions intestinales, mais leur production et leurs effets dépendent du contexte et de la personne.
Manger une variété de sources de fibres — plutôt que de miser sur un seul aliment — apporte différents substrats aux communautés microbiennes. Les légumineuses, les légumes, les fruits, les noix et les céréales complètes sont des options courantes. Si votre alimentation est actuellement pauvre en fibres, augmentez-les progressivement et buvez suffisamment, selon vos besoins et votre tolérance.
Les polyphénols sont des composés présents dans de nombreux aliments végétaux, notamment les baies, les raisins, les olives, les noix, le thé, les herbes et les épices. Une partie est transformée par les microbes intestinaux. L’interaction va dans les deux sens : l’alimentation fournit ces composés, et le microbiote contribue à leur transformation.
Des habitudes alimentaires plutôt qu’un aliment miracle
Aucun aliment ne peut à lui seul « rééquilibrer » le microbiote. L’intérêt du modèle méditerranéen tient davantage à la diversité et à la régularité des choix alimentaires qu’à un ingrédient particulier. Les effets des fibres et des polyphénols peuvent différer selon le microbiote, la quantité consommée et l’ensemble du régime.