Que manger pour soutenir un microbiote intestinal sain ?
Une alimentation variée, adaptée à votre tolérance, est généralement une approche plus utile qu’une liste d’aliments interdits. Pour diversifier les sources de fibres et de nutriments, vous pouvez inclure progressivement :
- Des légumes et des fruits entiers, en variant les couleurs et les types.
- Des légumineuses, des céréales complètes, des noix et des graines, selon votre tolérance.
- Des aliments contenant des protéines, comme les œufs, le poisson, le tofu ou les légumineuses.
- Des aliments fermentés tels que le yaourt ou le kéfir, si vous les appréciez et les tolérez.
Augmentez les fibres graduellement et buvez suffisamment, car un changement rapide peut accentuer les gaz ou les ballonnements chez certaines personnes. Les aliments fermentés ne conviennent pas à tout le monde et ne remplacent pas un traitement médical.
Aliments à limiter plutôt qu’à interdire
Pour réduire les sucres libres et les produits pauvres en fibres, il peut être utile de limiter :
- Les sodas, boissons énergisantes et autres boissons sucrées.
- Les confiseries, pâtisseries et desserts très sucrés consommés fréquemment.
- Les produits transformés dont les sucres ajoutés figurent parmi les premiers ingrédients.
- Les grandes quantités de jus, de miel ou de sirops, qui apportent des sucres libres.
Les polyols, parfois présents dans les produits sans sucre, peuvent provoquer des gaz ou un effet laxatif chez certaines personnes. Lisez les étiquettes et observez votre tolérance plutôt que de supposer que tous les édulcorants ont le même effet sur l’intestin.
FODMAP et syndrome de l’intestin irritable
Les FODMAP sont des glucides fermentescibles présents dans divers aliments, notamment certains fruits, légumes, produits laitiers et légumineuses. Chez certaines personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable (SII), ils peuvent contribuer aux ballonnements, aux douleurs ou aux changements du transit. Ils ne sont pas nocifs pour tout le monde et beaucoup d’aliments qui en contiennent ont aussi une valeur nutritive.
Un régime pauvre en FODMAP est généralement une démarche temporaire, suivie d’une réintroduction organisée des aliments. Si vous envisagez cette approche, faites-vous accompagner par un professionnel de santé afin de limiter les restrictions inutiles et de préserver l’équilibre alimentaire.