Mis à jour:

Crise du syndrome de l’intestin irritable : symptômes et soulagement

Une crise du syndrome de l’intestin irritable peut provoquer douleurs abdominales, ballonnements, diarrhée, constipation ou alternance des deux. Elle peut durer quelques heures ou plusieurs jours et être favorisée par certains repas, le stress ou un manque de sommeil. Cet article explique quoi faire pour améliorer le confort, quand consulter et pourquoi un diagnostic médical reste important avant d’attribuer des symptômes au SCI.
What is commonly mistaken for IBS

Auto-évaluation en 2 minutes Un test du microbiome intestinal est-il utile pour vous ? Répondez à quelques questions rapides et découvrez si un test du microbiome est réellement utile pour vous. ✔ Prend seulement 2 minutes ✔ Basé sur vos symptômes et votre mode de vie ✔ Recommandation claire oui/non Vérifier si un test me convient

Une crise du syndrome de l’intestin irritable, aussi appelé colopathie fonctionnelle, correspond à une période où les douleurs abdominales, les ballonnements ou les troubles du transit s’intensifient. Elle peut durer quelques heures ou plusieurs jours. Les déclencheurs varient selon les personnes. Voici comment reconnaître les symptômes d’une crise, ce qui peut la favoriser, les mesures de soulagement possibles et les signes qui justifient un avis médical.

Quels sont les symptômes d’une crise de colopathie ?

Les symptômes d’une crise peuvent inclure :

  • des douleurs, crampes ou spasmes abdominaux, parfois atténués après être allé aux toilettes ;
  • des ballonnements ou une sensation de ventre gonflé ;
  • une diarrhée, parfois accompagnée d’une urgence à aller à la selle ;
  • une constipation ou une sensation d’évacuation incomplète ;
  • une alternance entre diarrhée et constipation ;
  • du mucus dans les selles chez certaines personnes.

De la fatigue, des nausées ou une sensibilité digestive accrue peuvent aussi être rapportées. Ces signes ne suffisent toutefois pas à établir un diagnostic. Une crise nouvelle, très intense ou différente des épisodes habituels ne doit pas être automatiquement attribuée au syndrome de l’intestin irritable.


Découvrez le test du microbiome

Laboratoire européen certifié ISO • Stabilité de l'échantillon pendant le transport • Données sécurisées conformément au RGPD

Kit de test du microbiome

Combien de temps dure une crise du syndrome de l’intestin irritable ?

Il n’existe pas de durée standard. Certaines crises s’apaisent en quelques heures, tandis que d’autres peuvent se prolonger plusieurs jours avec une intensité fluctuante. La durée dépend notamment du transit concerné, des facteurs déclenchants et de la sensibilité de chaque personne.

Si les symptômes persistent, s’aggravent, empêchent de boire ou s’accompagnent de sang dans les selles, de fièvre, de vomissements répétés ou d’une douleur inhabituelle, demandez un avis médical.

Qu’est-ce qui peut déclencher une crise du côlon irritable ?

Les déclencheurs sont individuels. Un journal simple indiquant les repas, le transit, le sommeil, le stress et le cycle menstruel peut aider à repérer des associations. Il ne doit pas conduire à supprimer de nombreux aliments sans accompagnement.


Consultez des exemples de recommandations de la plateforme InnerBuddies

Découvrez en avant-première les recommandations nutritionnelles, de compléments alimentaires, de journal alimentaire et de recettes qu'InnerBuddies peut générer en fonction de votre analyse du microbiome intestinal.

Voir des exemples de recommandations
  • Les repas copieux ou très gras : ils peuvent aggraver les symptômes chez certaines personnes.
  • Certains aliments fermentescibles : les légumineuses, certains fruits et légumes, le blé ou les édulcorants peuvent être mal tolérés selon les quantités. Ces aliments contiennent parfois des FODMAP, des glucides fermentescibles.
  • Le café et l’alcool : ils peuvent influencer le transit ou la sensibilité digestive chez certaines personnes.
  • Le stress et le manque de sommeil : ils peuvent modifier la sensibilité et la motricité digestives par l’intermédiaire de l’axe intestin-cerveau.
  • Les changements hormonaux : une aggravation autour des règles est observée par certaines personnes.
  • Une infection digestive ou certains médicaments : ils peuvent modifier le transit et nécessitent parfois une évaluation médicale.

Que faire pour soulager une crise de colopathie ?

Il n’existe pas de méthode universelle, mais certaines mesures peuvent contribuer au confort pendant une crise :

  1. Buvez régulièrement. En cas de diarrhée, soyez attentif aux signes de déshydratation tels qu’une bouche très sèche, des étourdissements ou des urines très foncées.
  2. Privilégiez temporairement des repas simples, modérés et suffisamment espacés plutôt que de sauter systématiquement des repas.
  3. Utilisez une bouillotte tiède sur l’abdomen si la chaleur vous soulage et si elle n’entraîne pas d’inconfort.
  4. Essayez une respiration lente, une relaxation ou une activité douce adaptée à votre état.
  5. Lorsque la crise s’apaise, reprenez progressivement une alimentation variée afin d’éviter les restrictions inutiles.

En cas de constipation, une augmentation progressive des fibres solubles et de l’hydratation peut être envisagée avec un professionnel de santé. En cas de diarrhée, l’hydratation est prioritaire. Les antispasmodiques, laxatifs ou ralentisseurs du transit doivent être utilisés selon les recommandations d’un professionnel, surtout si les symptômes sont nouveaux ou importants.

Alimentation et syndrome de l’intestin irritable

Manger à des horaires relativement réguliers, prendre le temps de mâcher et ajuster les portions peut être utile. L’objectif est de trouver une alimentation variée et tolérée, non de multiplier les interdits.

Un régime pauvre en FODMAP peut parfois être proposé pour explorer certaines sensibilités alimentaires. Il devrait idéalement être temporaire et encadré par un diététicien formé, avec une phase de réintroduction. Une éviction trop stricte ou prolongée peut réduire la variété alimentaire et ne convient pas à tout le monde.

Comment le syndrome de l’intestin irritable est-il diagnostiqué ?

Le diagnostic repose sur l’histoire des symptômes, leur évolution et un examen clinique. Selon les critères de Rome IV, le syndrome associe généralement une douleur abdominale récurrente à une modification de la fréquence ou de l’aspect des selles. Le médecin vérifie également qu’aucun élément ne suggère une autre maladie.

Auto-évaluation en 2 minutes Un test du microbiome intestinal est-il utile pour vous ? Répondez à quelques questions rapides et découvrez si un test du microbiome est réellement utile pour vous. ✔ Prend seulement 2 minutes ✔ Basé sur vos symptômes et votre mode de vie ✔ Recommandation claire oui/non Vérifier si un test me convient

Selon le contexte, l’âge, les antécédents et les signes présents, il peut proposer une prise de sang, une analyse de selles, un dosage de la calprotectine fécale, un test respiratoire ou un autre examen. Une endoscopie n’est pas systématique : elle est envisagée lorsqu’elle est justifiée. Le syndrome de l’intestin irritable ne se définit pas par une lésion visible, mais toute douleur digestive persistante mérite une évaluation adaptée.

Quand consulter rapidement ?

Consultez rapidement si vous présentez :

  • du sang dans les selles ou des selles noires ;
  • une perte de poids involontaire ;
  • une fièvre persistante ou inexpliquée ;
  • des douleurs sévères, progressives ou inhabituelles ;
  • des vomissements persistants, une déshydratation ou un ventre très distendu ;
  • des symptômes nocturnes nouveaux ou une modification récente et durable du transit ;
  • une anémie ou des antécédents familiaux de cancer colorectal, de maladie cœliaque ou de maladie inflammatoire chronique de l’intestin.

En cas de douleur intense, de saignement important, de malaise ou de difficulté à vous hydrater, contactez sans attendre les services médicaux appropriés.

Prise en charge au quotidien

Agir sur l’axe intestin-cerveau

Une activité physique régulière, un sommeil suffisant et des techniques de relaxation peuvent aider certaines personnes à mieux gérer leurs symptômes. Un accompagnement psychologique ou une thérapie peut aussi être proposé lorsque le stress, l’anxiété ou l’impact du trouble sur la vie quotidienne sont importants. Cette approche ne signifie pas que les symptômes sont imaginaires : l’intestin et le système nerveux communiquent étroitement.

Probiotiques et SCI

Les probiotiques ont été étudiés pour certains symptômes digestifs, mais leurs effets peuvent varier selon la souche, la dose et la personne. Aucun produit ne convient à tous les cas de SCI et un probiotique ne remplace ni un diagnostic ni une prise en charge médicale.

Si vous souhaitez essayer un produit, lisez son étiquetage, respectez les conseils d’utilisation et demandez l’avis d’un professionnel en cas de maladie, de traitement ou de fragilité particulière. Un test du microbiome ne permet pas non plus de poser un diagnostic ni de remplacer une consultation.


Devenez membre de la communauté InnerBuddies

Effectuez un test du microbiome intestinal tous les deux mois et suivez vos progrès tout en respectant nos recommandations

Prenez un abonnement InnerBuddies

Quelles affections peuvent être confondues avec le SCI ?

Des symptômes proches peuvent être liés à d’autres troubles, dont la prise en charge diffère.

Intolérances au lactose ou au fructose

Elles peuvent provoquer ballonnements, douleurs ou diarrhée après certains aliments. L’histoire alimentaire et, dans certains cas, un test respiratoire peuvent aider à les explorer.

Maladie cœliaque

Elle peut s’accompagner de diarrhée, de ballonnements, de fatigue ou de carences. Il est préférable de ne pas commencer un régime sans gluten avant le bilan médical, car cela peut modifier certains résultats.

SIBO

Une prolifération bactérienne de l’intestin grêle peut être envisagée dans certains contextes de ballonnements et de troubles du transit. Les symptômes seuls ne suffisent pas à la confirmer et les tests respiratoires doivent être interprétés par un professionnel.

MICI et autres maladies intestinales

La maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique et la colite microscopique peuvent provoquer des troubles du transit et des douleurs. Une diarrhée aqueuse chronique, de la fièvre, de la fatigue importante ou du sang dans les selles nécessitent un avis médical.

Auto-évaluation en 2 minutes Un test du microbiome intestinal est-il utile pour vous ? Répondez à quelques questions rapides et découvrez si un test du microbiome est réellement utile pour vous. ✔ Prend seulement 2 minutes ✔ Basé sur vos symptômes et votre mode de vie ✔ Recommandation claire oui/non Vérifier si un test me convient

FAQ sur la crise du syndrome de l’intestin irritable

Quels sont les symptômes d’une crise de colopathie ?

Les symptômes les plus fréquents sont les douleurs ou crampes abdominales, les ballonnements, la diarrhée, la constipation, l’urgence à aller à la selle et parfois l’alternance des troubles du transit. Leur intensité et leur durée varient.

Qu’est-ce qui déclenche une crise du côlon irritable ?

Les repas copieux, certains aliments fermentescibles, l’alcool, le café, le stress, le manque de sommeil, les changements hormonaux ou une infection digestive peuvent être associés à une crise chez certaines personnes. Un journal des symptômes aide à repérer les répétitions.

Combien de temps dure une crise du syndrome de l’intestin irritable ?

Une crise peut durer quelques heures ou plusieurs jours. Il n’y a pas de durée prévisible pour tout le monde. Une crise prolongée, plus intense que d’habitude ou accompagnée d’un signe d’alarme doit être évaluée.

Est-ce que le syndrome de l’intestin irritable est dangereux ?

Le SCI est généralement décrit comme un trouble fonctionnel et n’est pas considéré comme une maladie précancéreuse. Toutefois, des symptômes similaires peuvent avoir d’autres causes. Du sang dans les selles, une perte de poids, de la fièvre, des vomissements persistants ou un changement récent du transit doivent être examinés médicalement.

À retenir

Une crise du syndrome de l’intestin irritable peut associer douleurs, ballonnements et troubles du transit pendant quelques heures ou plusieurs jours. Les déclencheurs diffèrent selon les personnes. Une prise en charge progressive, avec une alimentation suffisamment variée, une hydratation adaptée, une activité douce et une attention portée au sommeil et au stress, peut contribuer au confort. Consultez si les symptômes sont nouveaux, persistants, sévères ou associés à un signe d’alarme.

Voir tous les articles du Les dernières actualités sur la santé du microbiote intestinal