How to heal your gut from ulcerative colitis? - InnerBuddies

Comment favoriser la guérison de votre côlon en cas de colite ulcéreuse ?

Découvrez des stratégies éprouvées pour guérir votre intestin et calmer naturellement la colite ulcéreuse. Apprenez des conseils efficaces, des changements alimentaires et des ajustements du mode de vie pour améliorer la santé de votre intestin et retrouver du confort.

Cette ressource propose une feuille de route claire et fondée scientifiquement pour comprendre comment favoriser la guérison de la colite ulcéreuse, au-delà du simple contrôle des symptômes. Vous y apprendrez ce qui soutient (ou freine) la guérison de la muqueuse, comment l’inflammation intestinale se maintient, et pourquoi la variabilité individuelle impose une approche personnalisée. Nous expliquerons le rôle central du microbiome, les limites d’un pilotage « aux symptômes », et dans quels cas l’exploration de votre flore intestinale peut apporter des informations utiles. Objectif : vous aider à prendre des décisions éclairées sur la guérison de la colite ulcéreuse (« ulcerative colitis healing ») avec des stratégies réalistes, prudentes et adaptées.

Introduction

Lorsqu’on parle de « guérison de l’intestin » en cas de colite ulcéreuse, on pense souvent au soulagement des douleurs, de la diarrhée ou des saignements. Pourtant, la stabilité à long terme repose sur des mécanismes biologiques plus profonds : restauration de la barrière intestinale, atténuation de la réponse immunitaire, rééquilibration du microbiome, et soutien nutritionnel adapté. Cet article présente la colite ulcéreuse, ses enjeux au-delà des symptômes, et propose une approche graduée pour mieux comprendre ce qui favorise une guérison durable. Au cœur du propos : les bénéfices potentiels d’une compréhension personnalisée de votre microbiome afin d’orienter plus finement vos choix alimentaires et de mode de vie.

I. Comprendre la colite ulcéreuse et la guérison de l’intestin

A. Qu’est-ce que la colite ulcéreuse ?

La colite ulcéreuse est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) qui touche la muqueuse du côlon et du rectum. Elle se caractérise par une activation immunitaire inappropriée dirigée contre la muqueuse colique, souvent modulée par des facteurs environnementaux, génétiques et microbiotiques. Les principaux symptômes incluent douleurs abdominales, diarrhée parfois sanglante, urgences défécatoires, perte de poids et fatigue. Sans contrôle adéquat, la colite peut entraîner des complications : anémie, dénutrition, risque accru de mégacôlon toxique lors des poussées sévères, et augmentation du risque de cancer colorectal à long terme.

Biologiquement, la maladie implique une altération de la barrière épithéliale (jonctions serrées, couche de mucus), une dérégulation de l’immunité muqueuse (réponse Th2/Th17, cytokines pro-inflammatoires comme TNF-α, IL-6, IL-23), et une dysbiose (déséquilibre microbien) qui entretient l’inflammation par des signaux immunostimulants. La guérison de l’intestin vise à inverser ces processus, en réduisant l’inflammation et en facilitant la cicatrisation de la muqueuse.

B. Pourquoi la « guérison de l’intestin » est essentielle

Viser la guérison muqueuse (et pas seulement la disparition des symptômes) est associé à une meilleure qualité de vie, moins de rechutes, une réduction des hospitalisations et des complications à long terme. Lorsque la muqueuse cicatrise, la perméabilité intestinale diminue, l’exposition du système immunitaire aux antigènes bactériens est réduite, et le cercle vicieux inflammation-dysbiose peut progressivement se rompre. Cette approche globale soutient la stabilité de la rémission, plutôt que de « courir » après chaque poussée.

C. Les enjeux de la guérison, au-delà des symptômes

Le soulagement symptomatique n’est pas toujours synonyme de guérison tissulaire : certaines personnes se sentent mieux alors que la muqueuse reste inflammatoire à l’endoscopie. À l’inverse, des inconforts digestifs peuvent persister malgré une muqueuse presque cicatrisée, témoignant d’une hypersensibilité viscérale ou d’un microbiome encore déséquilibré. Une approche globale et personnalisée tient compte de ces décalages, combine données cliniques, biologiques et parfois microbiotiques, et adapte les stratégies (alimentation, compléments, hygiène de vie) à l’état réel de l’intestin.

II. Pourquoi ce sujet compte pour la santé intestinale

A. Impacts à long terme d’une inflammation non maîtrisée

Une inflammation colique mal contrôlée favorise la persistance de lésions, l’anémie par saignement chronique, les carences (fer, folates, vitamine B12 en cas d’atteintes proximales associées), et un retentissement systémique (fatigue, perte musculaire). Sur le plan microbien, l’inflammation enrichit souvent des pathobiontes (bactéries opportunistes tolérant l’inflammation) et appauvrit les producteurs d’acides gras à chaîne courte (AGCC) comme le butyrate, essentiel à l’énergie des colonocytes et à la réparation épithéliale. À long terme, ce terrain accroît le risque de rechute et la probabilité de complications.

B. Signaux d’alerte indiquant que votre intestin a besoin d’attention

Des diarrhées persistantes, des saignements rectaux, des douleurs, une perte de poids ou une fatigue chronique indiquent la nécessité d’une évaluation médicale. Des marqueurs indirects tels qu’une anémie ferriprive, une CRP élevée, ou une calprotectine fécale élevée peuvent signaler une inflammation active, même si les symptômes fluctuent. D’autres signaux plus subtils (ballonnements récurrents, sensibilité alimentaire, inconfort post-prandial) peuvent refléter une dysbiose ou une barrière muqueuse vulnérable nécessitant un ajustement de l’alimentation et une stratégie plus personnalisée.

C. La complexité de la guérison : individualité, incertitude et variabilité

Aucune trajectoire n’est identique. Les réponses aux traitements varient selon la génétique, l’environnement, le tabagisme antérieur ou actuel, l’alimentation, le niveau de stress, le sommeil, et la composition du microbiome. Il est donc difficile de prédire une réponse « standard » à une même approche. Reconnaître cette variabilité n’est pas une faiblesse : c’est un levier pour personnaliser l’accompagnement, éviter les essais-erreurs interminables, et cibler ce qui a le plus de chances d’aider votre intestin à guérir.


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III. Limitations des approches basées uniquement sur les symptômes

A. Pourquoi les symptômes seuls ne révèlent pas la cause racine

Les symptômes guident, mais ils ne révèlent pas tout. Une diarrhée peut provenir d’une inflammation active, d’une malabsorption biliaire, d’une intolérance au lactose, d’une dysbiose post-antibiotiques ou d’une réaction au FODMAP. De même, la fatigue peut s’expliquer par l’anémie, l’inflammation de bas grade, la carence en vitamine D ou un mauvais sommeil. Se fier aux symptômes seuls risque de masquer un déséquilibre sous-jacent maintenu depuis des mois (par exemple déficit en producteurs de butyrate), ce qui retarde une guérison durable.

B. La nécessité d’une compréhension approfondie de la santé intestinale

Une évaluation plus complète intègre : l’activité inflammatoire (clinique, endoscopique, calprotectine), l’état nutritionnel (vitamines, minéraux, protéines), le contexte de vie (stress, sommeil, activité physique), et le profil microbien. Comprendre la diversité microbienne, les équilibres entre fermentateurs d’AGCC et pathobiontes, la présence de microbes mucinophiles en excès ou de levures opportunistes peut orienter une stratégie alimentaire mieux ciblée, plus « respectueuse de l’intestin » (gut-friendly diet), et éviter des restrictions inutiles.

IV. Le rôle clé du microbiome intestinal dans la guérison

A. Comprendre le microbiome : la communauté bactérienne de l’intestin

Le microbiome intestinal regroupe des milliards de micro-organismes (bactéries, archées, virus, levures) qui participent à la digestion, à la production d’AGCC (acétate, propionate, butyrate), à la régulation de l’immunité et à l’intégrité de la barrière muqueuse. Les AGCC, en particulier le butyrate, nourrissent les cellules du côlon, renforcent les jonctions serrées et régulent l’inflammation via des voies telles que les récepteurs GPR43/41 et l’inhibition des histones désacétylases. Un microbiome diversifié et équilibré est associé à une meilleure résilience intestinale.

B. Comment les déséquilibres microbiotiques peuvent contribuer à la colite ulcéreuse

Dans la colite ulcéreuse, on observe souvent une dysbiose : baisse des Firmicutes bénéfiques (ex. Faecalibacterium prausnitzii, Roseburia) producteurs de butyrate, et augmentation de certaines Proteobacteria. Ce profil favorise la perméabilité intestinale, stimule les voies pro-inflammatoires et perturbe la couche de mucus. Certains pathobiontes (par exemple des souches d’Escherichia coli adhérentes-invasives) peuvent interagir avec l’épithélium et le système immunitaire, maintenant un état d’alerte immunologique peu propice à la cicatrisation. Restaurer l’équilibre microbien contribue à apaiser l’inflammation et à soutenir la réparation muqueuse.

C. Favoriser la rééquilibration microbienne pour une meilleure guérison

Des leviers non pharmacologiques peuvent soutenir l’équilibre microbien :

  • Alimentation variée riche en fibres pendant la rémission, en privilégiant légumes, légumineuses tolérées, fruits, céréales complètes, noix et graines pour nourrir les bactéries fermentaires. En phase de poussée, une approche plus douce (faible en résidus, textures modifiées) peut réduire l’irritation mécanique.
  • Sources de prébiotiques modulés selon la tolérance (inuline, FOS, amidon résistant), introduites progressivement et réévaluées en cas de ballonnements.
  • Consommation d’aliments fermentés bien tolérés (yaourt avec cultures vivantes, kéfir, légumes lactofermentés), sans forcer en cas d’irritation.
  • Apports en oméga-3 (poissons gras) et polyphénols (baies, cacao brut, thé vert, huile d’olive vierge extra) qui soutiennent des profils microbiens anti-inflammatoires.
  • Réduction des additifs pro-inflammatoires potentiels (émulsifiants, excès d’édulcorants polyols), et du tabagisme passif/actif.

Les probiotiques et symbiotiques peuvent aider certains profils, mais leur efficacité est hétérogène et souche-dépendante. Ils doivent être envisagés de façon personnalisée, en coordination avec votre équipe soignante, en évitant tout message de « remède universel ».

V. L’intérêt des tests du microbiome pour une approche personnalisée

A. Qu’est-ce qu’un test de microbiome et que révèle-t-il ?

Un test du microbiome (généralement via une analyse de selles) décrit la composition et certaines fonctions potentielles de votre flore intestinale. Selon la technologie (16S rRNA ou métagénomique), il peut estimer la diversité, la répartition des principaux groupes bactériens, la présence relative de bactéries productrices d’AGCC, de mucinophiles, ou de pathobiontes opportunistes. Certains rapports fournissent aussi des inférences fonctionnelles (capacité potentielle de fermentation des fibres, voies métaboliques), utiles pour guider une stratégie nutritionnelle personnalisée.

B. Ce que les tests de microbiome peuvent révéler dans la colite ulcéreuse

Chez les personnes atteintes de colite ulcéreuse, un test peut mettre en évidence :

  • Une diversité microbienne réduite, cohérente avec une moindre résilience.
  • Un déficit en producteurs de butyrate (ex. Faecalibacterium, Roseburia), suggérant d’orienter l’alimentation vers des fibres spécifiques et des amidons résistants si tolérés.
  • Une surreprésentation de groupes associés à l’inflammation (ex. certaines Proteobacteria), incitant à renforcer une alimentation anti-inflammatoire et à limiter les facteurs alimentaires pro-inflammatoires.
  • Un excès de mucinophiles pouvant signaler une couche de mucus fragilisée, justifiant une approche progressive des fibres et un apport accru en nutriments épithélio-trophiques (butyrate via alimentation, éventuellement butyrate encapsulé discuté avec le clinicien).

Important : ces tests ne posent pas un diagnostic de colite ulcéreuse et ne remplacent pas l’évaluation médicale. Ils offrent des informations complémentaires pour ajuster plus finement le volet nutritionnel et le mode de vie.

C. Pourquoi envisager un test de microbiome ?

Un test peut être pertinent si vous êtes en rémission partielle avec symptômes résiduels, si vos réponses à des approches standard varient sans explication claire, ou si vous souhaitez personnaliser votre « gut-friendly diet » plutôt que d’accumuler des essais-erreurs. En poussée, la priorité reste la prise en charge médicale ; le moment du test peut être discuté pour éviter les artefacts liés à un épisode aigu. L’objectif n’est pas de « prédire » votre avenir digestif, mais d’obtenir une cartographie utile à la décision.

Pour en savoir plus sur ce que peut apporter une analyse individualisée du microbiome, vous pouvez consulter le test du microbiome proposé par InnerBuddies. Cette ressource présente le type d’informations qu’un rapport peut fournir et comment les intégrer dans une stratégie nutritionnelle encadrée.

VI. Quand et pourquoi le test du microbiome devient une étape décisive

A. Signes indiquant qu’il est temps d’envisager un test

Envisagez un test si :

  • Vos symptômes persistent ou récidivent malgré un traitement bien conduit.
  • Vous observez une intolérance alimentaire fluctuante, difficile à expliquer.
  • Vous souhaitez cibler la rééquilibration microbienne de façon personnalisée (ex. soutenir les producteurs d’AGCC) plutôt que de suivre des conseils génériques.

À l’inverse, si vous êtes en poussée sévère avec saignements abondants, fièvre, déshydratation, ou douleurs intenses, la priorité est une prise en charge médicale urgente. Le test du microbiome se discute ensuite, lorsque la situation est stabilisée.

B. Situations spécifiques où le microbiome testing apporte de la clarté

  • Après une succession d’essais alimentaires infructueux : un profil microbien pauvre en fermenteurs utiles peut expliquer une sensibilité aux fibres brutes et motiver une progression par textures douces (purées, soupes) et amidon résistant.
  • En rémission clinique avec calprotectine encore élevée : explorer si un profil pro-inflammatoire persiste peut aider à optimiser l’alimentation et l’hygiène de vie, en complément du suivi médical.
  • Avant de réintroduire des familles d’aliments : identifier les groupes microbiens à soutenir pour améliorer la tolérance.

Une démarche personnalisée peut s’appuyer sur une analyse comme le kit d’analyse du microbiome afin de relier observations cliniques, habitudes alimentaires et profil microbien, toujours avec prudence et accompagnement.

VII. Vers une compréhension approfondie de votre microbiome pour favoriser la guérison

A. L’importance d’une approche individualisée

Deux personnes avec la même colite ulcéreuse peuvent avoir des microbiomes et des besoins très différents. L’une bénéficiera d’une montée progressive des fibres fermentescibles ; l’autre tolérera mieux une phase transitoire faible en résidus, avant d’augmenter les prébiotiques spécifiques. Les recommandations uniformes montrent ici leurs limites. Un profilage microbiotique peut éclairer ces nuances et réduire les tâtonnements, avec un plan évolutif qui suit votre clinique et vos marqueurs inflammatoires.

B. Vers une médecine intégrative et personnalisée

Associer l’expertise clinique (médicaments, suivi endoscopique/biologique), une stratégie nutritionnelle nuancée et la compréhension de votre microbiome ouvre la voie à une guérison plus robuste. La « réparation intestinale naturelle » (natural gut repair) ne signifie pas abandonner la médecine, mais synchroniser les leviers : alimentation, sommeil, gestion du stress, activité physique modérée, et éventuellement compléments ciblés validés avec votre soignant. Ce mode de vie favorisant la guérison intestinale (gut healing lifestyle) s’inscrit dans le temps, avec des ajustements guidés par des données concrètes plutôt que par des hypothèses.


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Stratégies concrètes et responsables pour apaiser l’inflammation et soutenir la muqueuse

1) Alimentation : construire une « gut-friendly diet » évolutive

  • En rémission : s’inspirer d’un modèle méditerranéen (légumes variés, légumineuses tolérées, céréales complètes, huile d’olive, poissons gras, noix), riche en fibres et polyphénols, soutenant une microbiote diversifiée.
  • En symptômes modérés : privilégier les fibres solubles et les textures douces (compotes, veloutés, flocons d’avoine), réduire transitoirement les fibres insolubles irritantes (crudités dures, peaux, pépins), avant réintroduction progressive.
  • En poussée : viser une densité nutritionnelle élevée avec une charge mécanique réduite (faible résidu sous supervision), hydratation optimale et correction des carences.
  • Limiter alcool, excès de graisses industrielles, additifs (certains émulsifiants), et ultra-transformés qui peuvent perturber la barrière et le microbiome.

2) Nutriments et compléments (à discuter avec votre soignant)

  • Vitamine D : un statut adéquat est associé à une meilleure modulation immunitaire.
  • Fer, B12, folates : surveiller et corriger en cas d’anémie/carences.
  • AGPI oméga-3 (alimentation principalement) : propriétés anti-inflammatoires et influence favorable sur la composition microbienne.
  • Butyrate (alimentaire ou formes encapsulées) : soutien de la barrière et de la cicatrisation, selon tolérance et avis médical.
  • Probiotiques/symbiotiques : sélectionner des souches avec données cliniques pertinentes, évaluer la tolérance et l’intérêt au cas par cas.

3) Hygiène de vie et facteurs extra-alimentaires

  • Sommeil régulier (7–9 h) : la privation fragilise la barrière et augmente l’inflammation.
  • Gestion du stress : respiration, méditation, thérapie cognitivo-comportementale, cohérence cardiaque ; l’axe intestin-cerveau influence la motricité, la perméabilité et la sensibilité viscérale.
  • Activité physique douce à modérée : améliore la diversité microbienne et la régulation immunitaire.
  • Éviter le tabac et modérer la caféine selon la tolérance individuelle.

Ce que le test du microbiome apporte par rapport aux seuls symptômes

Deviner par essais successifs expose à des mois de restrictions inutiles, voire à la dénutrition. Un test du microbiome ne remplace pas l’avis médical, mais il diminue l’incertitude sur :

  • Votre diversité et richesse microbiennes (indicateurs de résilience).
  • La présence relative de producteurs d’AGCC et de voies métaboliques bénéfiques.
  • Des signatures compatibles avec une muqueuse vulnérable (mucinophiles en excès) nécessitant une progression alimentaire spécifique.
  • Des groupes opportunistes à surveiller, incitant à renforcer certaines mesures diététiques et d’hygiène de vie.

Ces données guident l’ordre et le rythme des réintroductions alimentaires, le choix des sources de fibres, l’intérêt potentiel d’un aliment fermenté précis, ou l’opportunité d’un complément ciblé. C’est une boussole, pas un verdict.

Précautions et limites à garder à l’esprit

  • Pas de diagnostic via microbiome : la confirmation de l’activité et de l’étendue de la colite reste clinique, biologique et endoscopique.
  • La causalité est complexe : une association microbienne ne prouve pas qu’un groupe bactérien « cause » vos symptômes.
  • Éviter les promesses de « guérison rapide » : la cicatrisation muqueuse est un processus progressif.
  • Coordination avec l’équipe soignante : intégrez toute stratégie alimentaire ou complémentaire à votre plan de traitement.

Conclusion

La guérison d’un côlon atteint de colite ulcéreuse repose sur bien plus que la disparition des symptômes. Elle implique la restauration de la barrière muqueuse, l’apaisement de l’inflammation, le soutien du microbiome et un ajustement fin de l’alimentation et du mode de vie. Parce que chaque organisme est unique, la compréhension personnalisée de votre microbiome peut vous aider à dépasser le pilotage aux symptômes et à cibler les leviers les plus pertinents. En complément d’un suivi médical rigoureux, cette approche augmente vos chances de progression vers une rémission plus stable et confortable.

Points clés à retenir

  • La guérison de la colite ulcéreuse implique la cicatrisation muqueuse, pas seulement le soulagement des symptômes.
  • L’inflammation chronique entretient une dysbiose qui fragilise la barrière et la tolérance alimentaire.
  • Une « gut-friendly diet » se construit par étapes, selon la phase (poussée, rémission partielle, rémission).
  • Les symptômes ne révèlent pas toujours la cause ; une évaluation complète réduit les tâtonnements.
  • Le microbiome influence l’immunité, la perméabilité et la production d’AGCC réparateurs.
  • Un test du microbiome peut éclairer des choix nutritionnels personnalisés et réalistes.
  • Évitez les promesses de remèdes universels ; privilégiez une approche intégrative encadrée.
  • Le sommeil, la gestion du stress et l’activité physique modérée soutiennent la guérison.
  • Corriger les carences (vitamine D, fer, B12) améliore l’énergie et la réparation tissulaire.
  • Travaillez en partenariat avec votre équipe soignante pour des ajustements sûrs et efficaces.

Questions fréquentes

La colite ulcéreuse peut-elle guérir définitivement ?

La maladie est chronique, avec des phases de poussée et de rémission. L’objectif réaliste est une rémission durable et une cicatrisation muqueuse, ce qui réduit les rechutes et améliore la qualité de vie. Les stratégies personnalisées et le suivi médical optimisé augmentent ces chances.

Les probiotiques sont-ils utiles pour la colite ulcéreuse ?

Ils peuvent aider certains patients, mais l’effet dépend des souches, des doses et du contexte clinique. Il n’existe pas de probiotique universel ; la décision doit être individualisée et intégrée au traitement prescrit par votre médecin.

Quelle alimentation adopter pendant une poussée ?

La priorité est de réduire la charge mécanique et d’assurer la densité nutritionnelle et l’hydratation. Une alimentation faible en résidus, textures lisses, et un fractionnement des repas sont souvent utilisés temporairement, sous supervision médicale et diététique.

Puis-je consommer des fibres si j’ai une colite ulcéreuse ?

Oui, surtout en rémission, mais le type et la quantité comptent. Les fibres solubles et les textures douces sont généralement mieux tolérées ; la progression doit être graduelle et personnalisée selon les symptômes et les objectifs microbiotiques.

Le test du microbiome remplace-t-il la coloscopie ou la calprotectine ?

Non. Le test du microbiome ne diagnostique pas et ne mesure pas directement l’activité inflammatoire. Il apporte des informations complémentaires sur la composition microbienne pour affiner l’approche nutritionnelle et hygiéno-diététique.

Quand faire un test du microbiome ?

Hors poussée sévère, lorsque vous cherchez à personnaliser l’alimentation, à comprendre des symptômes résiduels, ou après des essais infructueux. Le moment précis se discute avec votre équipe soignante pour tenir compte des traitements en cours et du contexte clinique.

Les aliments fermentés sont-ils conseillés ?

Ils peuvent être bénéfiques, mais la tolérance varie. Commencez par de petites quantités de produits simples (ex. yaourt avec cultures vivantes) et observez la réponse, en ajustant selon vos sensations et vos objectifs.

Les oméga-3 ont-ils un intérêt ?

Oui, via l’alimentation (poissons gras notamment), ils soutiennent des voies anti-inflammatoires et peuvent influencer favorablement le microbiome. Les compléments éventuels doivent être discutés avec votre médecin.

Comment savoir si je manque de butyrate ?

On ne dose pas directement le butyrate en routine, mais un test du microbiome peut estimer la présence de producteurs d’AGCC. Sur le plan pratique, on renforce l’apport en fibres fermentescibles et amidon résistant si tolérés, en évaluant la réponse clinique.

Le stress peut-il déclencher une poussée ?

Le stress n’est pas la cause unique, mais il influence l’axe intestin-cerveau, la perméabilité et la réponse immunitaire. Une gestion régulière du stress fait partie d’une stratégie intégrée de prévention des rechutes.

La restriction FODMAP est-elle utile dans la colite ulcéreuse ?

Le protocole FODMAP vise surtout le SII, mais certaines personnes atteintes de MICI en rémission l’utilisent temporairement pour réduire les ballonnements. Il doit être court, guidé par un professionnel, et suivi d’une phase de réintroduction structurée pour préserver la diversité microbienne.

Où en savoir plus sur un test de microbiome adapté ?

Vous pouvez explorer la page dédiée au test du microbiome pour comprendre quelles informations un rapport peut fournir et comment elles s’intègrent à une stratégie nutritionnelle personnalisée. Cette démarche reste complémentaire au suivi médical.

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