Mis à jour:

Diagnostic des MICI : signes, examens et étapes clés

Le diagnostic des MICI, comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, repose sur plusieurs éléments : symptômes, examen clinique, analyses sanguines et de selles, endoscopie avec biopsies et parfois imagerie. Ce guide explique les signes qui doivent motiver une consultation, les examens généralement proposés et les limites de l’autodiagnostic. Il précise aussi que l’analyse du microbiote peut apporter un éclairage complémentaire, sans remplacer les examens médicaux.
How is IBD usually diagnosed

Auto-évaluation en 2 minutes Un test du microbiome intestinal est-il utile pour vous ? Répondez à quelques questions rapides et découvrez si un test du microbiome est réellement utile pour vous. ✔ Prend seulement 2 minutes ✔ Basé sur vos symptômes et votre mode de vie ✔ Recommandation claire oui/non Vérifier si un test me convient

Le diagnostic des MICI, ou maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, ne repose pas sur un seul symptôme ou un seul test. Le médecin met en relation vos signes, votre examen clinique, les analyses sanguines et de selles, l’endoscopie avec biopsies et, si nécessaire, l’imagerie. Cette démarche permet de rechercher une inflammation, de distinguer la maladie de Crohn de la rectocolite hémorragique (RCH) et d’écarter d’autres causes. Voici les principales étapes et les situations qui justifient un avis médical.

Qu’est-ce qu’une MICI ?

Une MICI est une maladie inflammatoire chronique pouvant toucher différentes parties du tube digestif. Les deux formes principales sont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Elles peuvent évoluer par poussées et périodes d’accalmie, avec une intensité variable selon les personnes. Le terme MICI ne doit pas être confondu avec le syndrome de l’intestin irritable (SII), qui peut provoquer des symptômes proches mais ne se caractérise pas nécessairement par une inflammation visible des intestins.

Quels sont les signes et symptômes des MICI ?

Les manifestations varient selon la zone atteinte et l’activité de la maladie. Les symptômes fréquemment évalués sont :


Découvrez le test du microbiome

Laboratoire européen certifié ISO • Stabilité de l'échantillon pendant le transport • Données sécurisées conformément au RGPD

Kit de test du microbiome
  • diarrhée persistante ou récurrente, parfois nocturne ;
  • douleurs ou crampes abdominales ;
  • sang, glaires ou mucus dans les selles ;
  • envies urgentes et fréquentes d’aller à la selle ;
  • fatigue inhabituelle, fièvre ou perte de poids involontaire ;
  • diminution de l’appétit, nausées ou signes de carence ;
  • douleurs articulaires, aphtes, problèmes cutanés ou symptômes oculaires.

Chez l’enfant ou l’adolescent, un ralentissement de la croissance, une perte de poids ou une puberté tardive peuvent également attirer l’attention. Ces signes ne suffisent pas à poser un diagnostic, car ils peuvent avoir de nombreuses causes.

Quand demander rapidement un avis médical ?

Consultez un professionnel de santé si une diarrhée dure, si du sang apparaît dans les selles, si les douleurs persistent ou si vous perdez du poids sans explication. Une douleur abdominale intense, un ventre très distendu, des vomissements répétés, une forte fièvre, une déshydratation, un saignement important ou un malaise nécessitent une évaluation médicale urgente. En cas de symptômes persistants, évitez de vous autodiagnostiquer ou d’imposer des restrictions alimentaires importantes sans accompagnement.


Consultez des exemples de recommandations de la plateforme InnerBuddies

Découvrez en avant-première les recommandations nutritionnelles, de compléments alimentaires, de journal alimentaire et de recettes qu'InnerBuddies peut générer en fonction de votre analyse du microbiome intestinal.

Voir des exemples de recommandations

Comment les médecins diagnostiquent-ils une MICI ?

Le parcours est généralement progressif. Aucun examen isolé ne permet toujours de confirmer ou d’exclure une MICI : c’est la cohérence de l’ensemble des résultats qui guide le spécialiste.

1. Entretien médical et examen clinique

Le médecin vous interroge sur la durée des symptômes, leur évolution, la fréquence et l’aspect des selles, les douleurs, les antécédents familiaux de MICI, les infections récentes, les voyages et les médicaments pris, notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Il recherche aussi des signes de déshydratation, d’anémie, de dénutrition ou d’atteinte péri-anale, comme une fissure, une fistule ou un abcès.

2. Analyses sanguines

Le bilan sanguin peut comprendre une numération formule sanguine pour rechercher une anémie ou d’autres anomalies, ainsi que la CRP et parfois la VS comme indicateurs généraux d’inflammation. Le médecin peut également demander la ferritine, l’albumine, un bilan hépatique et rénal, ainsi que la vitamine B12, les folates ou la vitamine D selon le contexte. Ces résultats orientent l’évaluation, mais des valeurs normales n’excluent pas toujours une MICI.

3. Analyses de selles

La calprotectine fécale est un marqueur utile de l’inflammation intestinale. Elle peut aider à distinguer une inflammation organique d’un trouble fonctionnel, mais elle ne permet pas à elle seule d’identifier la cause ni de déterminer l’étendue des lésions. Des analyses peuvent aussi rechercher une infection, notamment une infection à Clostridioides difficile, des bactéries ou des parasites. Le choix des examens dépend des symptômes et de la situation clinique.

4. Endoscopie et biopsies

L’iléo-coloscopie permet d’observer le rectum, le côlon et la dernière partie de l’intestin grêle. Des biopsies sont prélevées même lorsque la muqueuse semble peu modifiée, car l’analyse au microscope peut apporter des informations importantes. Une endoscopie digestive haute peut être proposée dans certaines situations. Les résultats endoscopiques et histologiques aident à localiser l’inflammation, à en évaluer l’activité et à différencier une MICI d’autres maladies.

Auto-évaluation en 2 minutes Un test du microbiome intestinal est-il utile pour vous ? Répondez à quelques questions rapides et découvrez si un test du microbiome est réellement utile pour vous. ✔ Prend seulement 2 minutes ✔ Basé sur vos symptômes et votre mode de vie ✔ Recommandation claire oui/non Vérifier si un test me convient

5. Imagerie de l’intestin grêle

L’entéro-IRM, l’entéroscanner ou l’échographie intestinale peuvent compléter l’endoscopie, en particulier lorsque le médecin suspecte une maladie de Crohn touchant l’intestin grêle ou la paroi digestive. Ces examens peuvent rechercher un épaississement, une sténose, une fistule ou un abcès. Une vidéocapsule peut être envisagée dans certains cas, mais elle n’est pas adaptée si une sténose est suspectée, car la capsule pourrait ne pas progresser.

Quelle différence entre maladie de Crohn et RCH ?

La maladie de Crohn peut toucher n’importe quelle partie du tube digestif, de la bouche à l’anus. Les lésions peuvent être discontinues et concerner toute l’épaisseur de la paroi, ce qui explique la possibilité de sténoses, fistules ou abcès. La RCH concerne le côlon et le rectum, avec une inflammation généralement continue et principalement située dans la muqueuse. Cette distinction influence le suivi, les examens à prévoir et la prise en charge. Dans certains cas, il n’est pas possible de classer immédiatement la maladie avec certitude : le diagnostic peut alors être réévalué au fil du temps.

Pourquoi faut-il envisager un diagnostic différentiel ?

Des symptômes digestifs similaires peuvent être liés à une infection, une maladie cœliaque, une colite microscopique, une colite ischémique, un effet indésirable médicamenteux ou un syndrome de l’intestin irritable. D’autres causes doivent parfois être recherchées selon l’âge et les facteurs de risque. Les analyses, l’endoscopie, les biopsies et l’imagerie permettent de ne pas attribuer trop rapidement les symptômes à une MICI et d’orienter la prise en charge de manière plus adaptée.

Le rôle du microbiote dans les MICI

Le microbiote intestinal regroupe les micro-organismes vivant dans le tube digestif. Il participe notamment à la transformation de certains composants alimentaires et interagit avec la barrière intestinale et le système immunitaire. Des modifications du microbiote sont souvent observées dans le contexte de maladies inflammatoires, mais elles peuvent varier selon l’alimentation, les médicaments, l’âge, le mode de vie et l’activité de la maladie. Une association entre dysbiose et inflammation ne signifie pas qu’un déséquilibre microbien soit la cause unique des symptômes.


Devenez membre de la communauté InnerBuddies

Effectuez un test du microbiome intestinal tous les deux mois et suivez vos progrès tout en respectant nos recommandations

Prenez un abonnement InnerBuddies

Un test du microbiome peut-il diagnostiquer une MICI ?

Non. Un test du microbiome décrit certains aspects de la composition microbienne dans un échantillon de selles, mais il ne confirme pas une inflammation et ne remplace ni la calprotectine, ni l’endoscopie, ni les biopsies, ni l’imagerie. Ses résultats peuvent fournir un éclairage éducatif sur la diversité microbienne et certaines tendances, à discuter avec un professionnel. Ils ne doivent pas conduire à arrêter un traitement, à retarder une consultation ou à suivre un régime restrictif sans conseil qualifié.

Si vous souhaitez mieux comprendre votre microbiote en complément de votre suivi, vous pouvez consulter la page consacrée au test du microbiome intestinal. Il s’agit d’un outil d’information et non d’un examen diagnostique des MICI.

Comment se préparer à un bilan médical ?

  • Notez la durée, la fréquence et l’évolution de vos symptômes, ainsi que les aliments ou situations qui semblent les accompagner.
  • Apportez la liste de vos traitements, compléments et médicaments récents, y compris les antibiotiques et les anti-inflammatoires.
  • Indiquez vos antécédents personnels et familiaux, les infections récentes et les résultats d’examens déjà réalisés.
  • Suivez précisément les consignes de préparation avant une endoscopie ou une imagerie.
  • Demandez quels résultats seront suivis et quand une consultation spécialisée est nécessaire.

Questions fréquentes

Quels sont les signes d’une inflammation de l’intestin ?

Une diarrhée persistante, du sang ou du mucus dans les selles, des douleurs abdominales, de la fièvre, une fatigue importante ou une perte de poids peuvent évoquer une inflammation. Ces signes ne sont pas spécifiques : des examens médicaux sont nécessaires pour en rechercher la cause.

Qu’est-ce qu’une MII ?

Une MII est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin. Les principales formes sont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Leur localisation et leurs caractéristiques diffèrent, ce qui explique l’importance d’un bilan complet.

Quels sont les symptômes des MICI ?

Les symptômes possibles comprennent la diarrhée, les douleurs abdominales, les rectorragies, les urgences fécales, la fatigue, la fièvre et la perte de poids. Des manifestations extra-digestives, comme des douleurs articulaires ou des lésions cutanées, peuvent aussi survenir.

Auto-évaluation en 2 minutes Un test du microbiome intestinal est-il utile pour vous ? Répondez à quelques questions rapides et découvrez si un test du microbiome est réellement utile pour vous. ✔ Prend seulement 2 minutes ✔ Basé sur vos symptômes et votre mode de vie ✔ Recommandation claire oui/non Vérifier si un test me convient

La calprotectine fécale suffit-elle pour poser un diagnostic ?

Non. Elle indique une possible inflammation intestinale, mais ne précise pas sa cause et ne remplace pas les autres examens. Le médecin l’interprète avec les symptômes, les analyses et, si nécessaire, l’endoscopie ou l’imagerie.

Le SII peut-il être confondu avec une MICI ?

Oui, certains symptômes se chevauchent. Le SII est un trouble fonctionnel, tandis qu’une MICI peut s’accompagner d’une inflammation objectivable. La distinction nécessite une évaluation médicale adaptée.

Quels sont les risques d’un retard de diagnostic ?

Selon la maladie et son activité, un retard peut favoriser la persistance de l’inflammation, les carences nutritionnelles ou certaines complications. Des symptômes durables ou préoccupants doivent donc être évalués sans attendre.

À retenir

  • Le diagnostic des MICI repose sur plusieurs sources d’information, et non sur les symptômes seuls.
  • Les analyses sanguines et la calprotectine peuvent orienter le bilan, mais ne suffisent pas toujours.
  • L’endoscopie avec biopsies et l’imagerie précisent la localisation et les caractéristiques de l’inflammation.
  • La maladie de Crohn et la RCH présentent des différences importantes, mais leur distinction peut demander du temps.
  • Un test du microbiome ne diagnostique pas une MICI et doit rester complémentaire du suivi médical.
  • Consultez un professionnel si les symptômes persistent, s’aggravent ou s’accompagnent de signes d’alerte.

Voir tous les articles du Les dernières actualités sur la santé du microbiote intestinal